Agréé parmi les 15 groupements sur 18 inscrits au Conseil électoral provisoire, le groupement Sol Ayiti réunissant 11 partis politiques lance un appel solennel à toutes les forces communautaires d’ici et de la diaspora pour participer à ce qu’il présente comme l’ultime sursaut national.
Dans un contexte de crise multidimensionnel où les institutions peinent à fonctionner et où la sécurité demeure une préoccupation nationale, Sol Ayiti veut se présenter comme un groupement de partis politiques porteur d’une alternative sure pour le redressement de la nation.
Le mouvement réunit ZAKA, MIDH,MDLH, Pardon Haïti, PAAM, PRQ, PNP, Pati Nasyonal Seksyonm se Prioritem, Influence Nationale, Grand Défis d’Haïti et FOS PAYZAN POU CHANJMAN .
Sol Ayiti précise qu’il s’agit bien d’un groupement de partis politiques, appuyer par des Organisations régionales. Dans la logique de la loi, plusieurs groupements peuvent ensuite converger vers un regroupement plus large si les conditions politiques et programmatiques le permettent.
Le groupement affirme être bâti sur des principes fondamentaux, au premier rang desquels figure la tenue de primaires internes pour désigner ses candidats. Ce mécanisme est présenté comme un gage de transparence, d’équilibre et de démocratie interne.
Plusieurs groupements auraient déjà sollicité des discussions avec Sol Ayiti en vue d’une éventuelle convergence plus large. Le mouvement dit rester à l’écoute, sans exclure aucune possibilité, mais il privilégie les partenaires qui partagent ses valeurs et son approche démocratique.
Une réponse commune
Sol Ayiti défend l’idée qu’Haïti ne pourra pas se relever sur la base des ambitions individuelles, mais grâce à une équipe de citoyens honnêtes, intègres, conscients et conséquents, réunis autour d’un projet commun. Le groupement plaide pour une culture politique fondée sur le travail collectif, la responsabilité et la mise en commun des compétences.
Son message est clair : Haïti doit rester le seul enjeu. Les querelles de leadership et les calculs personnels doivent céder la place à une vision nationale de reconstruction, pensée pour remettre le pays sur la voie de la stabilité et du progrès.
Sol Ayiti accorde une place stratégique à la diaspora haïtienne, qu’il considère comme un acteur majeur du redressement national. Le groupement lance un appel ouvert à l’intelligentsia haïtienne d’ici et d’ailleurs, en particulier aux professeurs, chercheurs et universitaires haïtiens établis dans les grandes universités du monde.
L’appel s’adresse aussi aux Haïtiens de la diaspora qui ont acquis de l’expérience, des connaissances et un sens élevé du nationalisme. Sol Ayiti ne veut pas voir la diaspora comme un simple soutien financier, mais comme une force d’expertise, de réflexion et d’influence appelée à participer aux grandes orientations du pays.
Sol Ayiti estime que cette intelligence dispersée doit être pleinement associée aux grandes décisions nationales. Il faut, selon le groupement, construire des passerelles durables entre la diaspora académique, les universités, les centres de recherche et les institutions haïtiennes afin de transformer le savoir en levier concret de reconstruction.
La Jeunesse en action
Le mouvement souhaite également avancer avec la jeunesse haïtienne, qu’il place au cœur de sa stratégie de relance. Sol Ayiti considère que les jeunes doivent être des acteurs à part entière du changement et non de simples soutiens électoraux.
Le groupement entend aussi donner une place importante aux agriculteurs et aux entrepreneurs agricoles, qu’il juge essentiels à la relance économique et alimentaire du pays. Dans un contexte où l’agriculture demeure un secteur vital, Sol Ayiti plaide pour un meilleur appui aux producteurs et aux initiatives rurales capables de créer des emplois et de renforcer la sécurité alimentaire.
Sécurité et état de droit
Sol Ayiti considère que la crise sécuritaire et la crise institutionnelle sont les deux faces d’un même effondrement national. Le groupement ne prétend pas qu’un scrutin, à lui seul, suffira à résoudre les problèmes du pays ; il affirme plutôt qu’Haïti a besoin d’une réponse globale, politique et morale, capable de restaurer progressivement l’autorité de l’État, la confiance citoyenne et l’état de droit.
Dans cette optique, la sécurité est présentée non pas comme un thème de campagne, mais comme une priorité nationale à reconstruire durablement dès l’exercice du pouvoir. Sol Ayiti veut porter une vision de gouvernance qui associe sécurité, justice, institutions crédibles et retour progressif de l’État de droit.
Le mouvement appelle donc à mettre Haïti en premier et à rassembler, autour d’un projet commun, les forces patriotiques, les compétences nationales, la jeunesse, les paysans, les entrepreneurs agricoles et la diaspora. Il entend se positionner comme une plateforme de convergence au service d’une seule priorité : la reconstruction d’Haïti.
Appel solennel
Sol Ayiti lance enfin un appel solennel à toutes les organisations communautaires d’ici et de la diaspora de continuer à rejoindre cette grande bataille de l’ultime sursaut national. Le groupement invite les associations, les structures sociales, les organisations professionnelles, les mouvements de jeunesse, les collectifs paysans, les réseaux de la diaspora et toutes les forces de bonne volonté à se joindre à cet effort historique pour sauver le pays, restaurer la dignité nationale et construire une Haïti unie, stable et souveraine.
Gerard H. Resil
