Alors que la rentrée des classes a eu lieu le lundi 7 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire national, l’inquiétude gagne de nombreuses familles dans la commune de Carrefour. Dans un contexte marqué par la cherté de la vie, l’insécurité persistante et l’effritement du pouvoir d’achat, des milliers de parents redoutent de ne pas pouvoir assumer les dépenses liées à la nouvelle année académique.
Uniformes, fournitures scolaires, chaussures, livres, frais d’inscription et de scolarité : la liste des dépenses ne cesse de s’allonger alors que les revenus des ménages, eux, continuent de diminuer. Pour plusieurs parents rencontrés dans la commune, préparer la rentrée de leurs enfants est devenu un véritable parcours du combattant.
« Nous voulons envoyer nos enfants à l’école, mais les moyens nous manquent. Chaque année, les frais augmentent alors que nos revenus restent les mêmes », confie un parent de Carrefour, visiblement préoccupé par l’avenir scolaire de ses enfants.
Les critiques se concentrent particulièrement sur l’augmentation des frais de scolarité appliquée par certains établissements scolaires. Plusieurs parents dénoncent des tarifs jugés excessifs dans une conjoncture économique déjà difficile. Certains affirment devoir choisir entre assurer la scolarité de leurs enfants et répondre aux besoins essentiels de leur foyer.
À cette réalité économique s’ajoute une situation sécuritaire qui continue de fragiliser les conditions de vie de nombreuses familles, notamment celles ayant été contraintes de quitter leur quartier ou ayant perdu leurs sources de revenus en raison de la violence armée.
Dans les marchés publics comme dans les quartiers populaires de Carrefour, un même sentiment domine : celui de l’incertitude.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les responsables d’établissements scolaires à faire preuve de compréhension et de flexibilité, tandis que les autorités éducatives sont invitées à mettre en place des mesures d’accompagnement en faveur des familles les plus vulnérables.
Au-delà des chiffres et des dépenses, la rentrée scolaire 2026-2027 met en lumière une réalité préoccupante : pour de nombreuses familles de Carrefour, l’accès à l’éducation est de plus en plus conditionné par des moyens financiers qui se raréfient.
Il est un fait que l’école demeure un espoir pour des milliers d’enfants. Mais pour leurs parents, elle représente aussi un défi économique majeur, dans une commune où chaque gourde compte et où l’avenir de toute une génération se joue parfois à la
Vital Stendjy Roseberson
