À la 85e minute, l’Angleterre croyait tenir son rêve. Jude Bellingham et ses coéquipiers semblaient en route vers une deuxième finale de Coupe du Monde dans l’histoire des Three Lions, soixante ans après le sacre de 1966. Mais en l’espace de six minutes, Lionel Messi a rappelé pourquoi son génie continue de peser sur les plus grands rendez-vous du football mondial.
Mercredi 15 juillet 2026, à l’Atlanta Stadium, le capitaine de l’Albiceleste a délivré deux passes décisives de grande classe pour permettre à l’Argentine de renverser l’Angleterre 2-1 et de se qualifier pour la finale de cette 23e édition de la Coupe du Monde.
Les Anglais avaient pourtant mieux entamé la rencontre. Plus présents dans la possession, ils se sont procuré plusieurs situations intéressantes en première période. À la 33e minute, John Stones a manqué le cadre de la tête. Six minutes plus tard, Reece James a tenté sa chance d’une frappe cadrée, mais le gardien argentin s’est saisi du ballon sans difficulté. À la pause, les deux équipes étaient toujours dos à dos, 0-0.
Au retour des vestiaires, l’Angleterre a fini par trouver l’ouverture. À la 55e minute, Anthony Gordon, bien servi par Morgan Rogers, a donné l’avantage aux Three Lions (0-1), rapprochant un peu plus les hommes de Thomas Tuchel d’une finale mondiale.
Mais l’Argentine, championne du monde en titre, n’avait pas dit son dernier mot. À la 86e minute, Lionel Messi a parfaitement lancé Enzo Fernández, qui a remis les deux équipes à égalité (1-1). Puis, dans le temps additionnel, le numéro 10 argentin a encore fait parler sa vision du jeu en offrant une nouvelle passe décisive à Lautaro Martínez, buteur à la 90e+2 minute (2-1).
Avec cette nouvelle offrande, Messi conforte son statut de meilleur passeur de l’histoire de la Coupe du Monde, avec désormais 12 passes décisives. Plus que jamais, sa vista continue de faire basculer les matchs et d’écrire l’histoire.
Quelques minutes plus tard, l’arbitre Ismail Elfath a sifflé la fin de la rencontre, validant la qualification de l’Argentine pour une nouvelle finale mondiale.
Dimanche 19 juillet, à 15 h, au stade de New York/New Jersey, l’Albiceleste défiera l’Espagne dans une affiche de prestige. Une victoire offrirait un quatrième titre mondial à l’Argentine, tandis qu’un succès espagnol permettrait à la Roja de décrocher une deuxième étoile.
Cette finale aura aussi une saveur particulière. L’Argentine, championne de la Copa America, et l’Espagne, championne d’Europe, devaient déjà s’affronter au début de l’année 2026 pour désigner le champion intercontinental. En quelque sorte, la FIFA tient donc sa Finalissima dans cette finale de Coupe du Monde, avec une affiche entre deux des meilleures sélections de la planète.
Avant ce grand rendez-vous, le match pour la troisième place opposera l’Angleterre à la France, samedi à 17 h, au Hard Rock Stadium de Miami.
Gérald Bordes
