Gabriel est l’un de ces Haïtiens de la diaspora qui n’ont jamais cessé de rêver d’une Haïti pacifiée, sécurisée et économiquement prospère, où chaque fille et chaque fils du pays pourrait vivre dans la dignité. Son parcours témoigne d’un engagement constant au service de la nation: de la Faculté d’ethnologie de Port-au-Prince à l’armée américaine, en passant par une formation policière au Canada, jusqu’à sa fonction de commissaire dans le département du Sud-Est d’Haïti. À travers cette trajectoire singulière, Gabriel s’impose comme l’un de ces citoyens que la République peut toujours compter parmi ses forces disponibles, prêts à la servir lorsque les circonstances l’exigent.
Après avoir reçu une formation au sein de l’armée américaine dans les années 1990, puis une formation policière à Regina, au Canada, Gabriel avait progressivement aidé au développement de cette jeune force de sécurité publique. C’était pendant cette période qu’il a exercé les fonctions de commissaire de police dans le département du Sud-Est, où il a été confronté aux réalités concrètes de la criminalité, de la prévention et du maintien de l’ordre.
in des années 1990, il est retourné à New York afin de poursuivre ses études universitaires au John Jay College of Criminal Justice. Il y a obtenu une licence en sciences policières ainsi qu’une maîtrise en justice criminelle. Ce parcours témoigne d’une combinaison particulièrement importante entre l’expérience de terrain, la formation militaire, la pratique policière et les connaissances académiques spécialisées.
Aujourd’hui, dans un contexte marqué par l’insécurité généralisée, la violence armée en Haïti et l’affaiblissement des institutions chargées de protéger la population, Gabriel présente ainsi le profil d’un professionnel capable de contribuer à la recherche de solutions adaptées. Sa connaissance des structures militaires et policières, son expérience de commandement et sa formation en justice criminelle pourraient lui permettre de participer à la réorganisation des forces de sécurité, au renforcement des méthodes d’enquête et à l’élaboration de stratégies efficaces de prévention de la criminalité.
Cependant, la lutte contre l’insécurité ne peut pas reposer uniquement sur la force. Elle exige également une police professionnelle, disciplinée et respectueuse des droits humains, une chaîne de commandement clair, une justice fonctionnelle et une coopération étroite avec les communautés. Grâce à son parcours, Gabriel pourrait contribuer à promouvoir cette vision globale de la sécurité : une sécurité fondée à la fois sur l’autorité de l’État, la compétence institutionnelle, la prévention et la protection des citoyens.
Son expérience ne constitue donc pas une garantie automatique de réussite, mais elle représente un atout important dans un pays confronté à une crise sécuritaire profonde. Gabriel pourrait mettre ses compétences au service d’une réforme sérieuse des institutions de sécurité et participer à la construction d’une réponse nationale plus cohérente, plus professionnelle et plus efficace face à l’insécurité.
En définitive, si Gabriel est avant tout un homme de terrain, formé à l’action, à la discipline et au commandement, il n’en demeure pas moins un serviteur profondément attaché au respect des institutions républicaines et de la chaîne de commandement. Son expérience militaire et policière ne l’inscrit pas dans une logique de force désordonnée ou d’initiative personnelle, mais dans une culture de responsabilité, de discipline et d’obéissance aux autorités légitimes. Pour lui, l’efficacité de l’action sécuritaire repose précisément sur des institutions solides, des responsabilités clairement définies et le respect scrupuleux des procédures. C’est en cela que son parcours peut constituer un atout pour Haïti: il associe la capacité d’agir sur le terrain à la compréhension que toute intervention durable doit s’inscrire dans le cadre de la loi, de l’autorité de l’État et des institutions républicaines.
Prof. Esau Jean-Baptiste
