Retour à la case-départ !
Il y a maintenant une semaine depuis la rencontre de Kingston entre les principaux protagonistes de la crise haïtienne. Trois jours de conciliabules nécessaires, car aucune solution ne peut être envisagée sans dialogue. Toutefois, pour ce faire, les parties doivent se mettre vraiment en mode négociation. L’étaient-elles ? Pas le moins du monde. En dépit de la bonne volonté déclarée des uns et des autres, le sentiment largement partagé est que nos politiques n’ont pas l’air de mesurer suffisamment la gravité de la situation. En tout cas, c’est ce que nous donne à penser leur incapacité à aller au-delà leurs différences et gommer leurs différends, condition sine qua non pour un dialogue productif.
Ce qu'un observateur a appelé la «grande humiliation» s'est produit par une nuit ténébreuse, justement le week-end des négociations. Alors que nos élites frappées d'impuissance ne pouvaient s'entendre sur une sortie de crise, un puissant chef de bande se livrait à une terrible démonstration de force. Un centre commercial iconique de la zone de Tabarre était rasé, et une journaliste «interpellée» et conduite devant le magister d'un riche et puissant chef de guerre.
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