Le 7 février 2026, Haïti marque le 40e anniversaire depuis le départ pour l’exil de l’ancien président à vie Jean-Claude Duvalier en 1986. Cette date devrait marquer la fin de la dictature, pour ouvrir l'ère de la démocratie. Quel bilan ou héritage politique à inscrire dans ce testament politique ?
Durant les quarante dernières années, entre 1986 et 2026, nous avons vu défiler une pléiade de leaders de toutes les couleurs et saveurs, dans cette jungle politique qui porte des marques indélébiles de déception, de dérision et destruction du tissu social et des institutions de la République.
Depuis toujours, on retient les précieuses leçons combinées de deux des sagesses populaires, qui n'invitent pas au pardon, mais à la compréhension intelligente, selon laquelle: On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas, et, l’exemple doit venir d’en haut. Qui est le plus responsable, entre les dirigeants et les dirigés ?
Dans une famille, les parents et les grands-parents représentent certainement le sommet de la hiérarchie qui doit inspirer et guider les plus jeunes. A l'école, ce sont les professeurs. Dans la politique, on retiendra ces hommes et ces femmes à la tête de nos institutions publiques et politiques, entre le pouvoir et l’opposition.
Dans quel sens offrir ce qu'on a pas ? Conscients de leurs lacunes, certains vont jusqu'à poursuivre certaines études basiques, pour tenter de rattraper le train de la bonne gouvernance. Sans trop grande chance, certains se conforment parmi les mauvais élèves à l'école de la démocratie.
Domptés par les récentes sanctions internationales imposées, et face à une série de révélations et d'accusations qui risquent de restreindre certains horizons, ces hommes politiques risquent de se retrouver seuls dans le bateau. Remords ! Le testament politique s'impose !
Des couleurs de mea-culpa traverseront certainement l’introduction. Au fil des années à venir, on retiendra de ces rendez-vous manqués, les principales et véritables contributions apportées par ces leaders et dirigeants politiques à la jeunesse haïtienne. Celle qui devra inévitablement assurer la relève !
Dans ce testament politique collectif, l'échec de l'ensemble des élites du pays sera mesuré à l'aune de leur complicité et de leur incapacité à produire et à offrir de meilleurs projets d'avenir à la population et aux masses. Par faute d'investir dans l'éducation de façon intelligente, l'héritage politique aura été en vain, 40 ans après !
La Rédaction
