Le monde va mal. Partout résonne le bruit des canons, les frappes contre des civils. La mort foudroie depuis le ciel, en Ukraine, au Liban, à Jérusalem, à Téhéran. Tout le Moyen-Orient est en feu. Une situation qui ne semble pas prête de connaître le moindre répit.
Les belligérants ne se font aucun cadeau. Le président des États-Unis, Donald Trump, menace de ramener l’Iran à l’âge de pierre. Les « Gardiens de la révolution » promettent d’embraser tout le Proche-Orient. Une situation chaque jour plus insoutenable pour la région et pour le monde.
Le prix du baril de Brent grimpe dangereusement et menace les économies les plus fragiles. L’économie haïtienne, déjà lourdement affectée par la « marée noire » de l’insécurité, risque de plonger dans les abysses de l’extrême pauvreté. Les indicateurs, déjà au rouge, sont révélateurs d’une lente et douloureuse agonie.
Vendredi dernier, les Madan Sara d’Haïti célébraient leur journée annuelle. Ces femmes de grand courage, qui incarnent notre résilience, exigent des autorités en place responsabilité et célérité dans l’urgence en ces temps de trouble.
Le pape Léon, depuis Rome, a appelé « ceux qui ont le pouvoir de faire la guerre à choisir la paix ».
Mais dans un monde où la guerre nourrit les intérêts, où la peur devient un levier et où la paix dérange plus qu’elle ne rassemble, il est à craindre que les appels à la raison restent sans écho — pendant que, loin des discours, ce sont toujours les mêmes qui paient le prix du sang.
Roody Edmé
