La ferveur qui accompagne la sélection nationale haïtienne de football à la Coupe du Monde de 2026 vient démontrer que tout ce qui a été fait pour casser la fierté haïtienne n’a pas atteint le but recherché. Le chaos installé sur notre territoire vise certainement à faire perdre aux Haïtiens tous leurs repères. Mais il suffit qu’un peu de volonté de résistance se manifeste dans les cendres encore chaudes de ces destructions permanentes pour que se produise une véritable éruption d’espoir, démontrant que la force haïtienne est toujours présente, indestructible, attendant seulement le bon moment pour renverser les murailles de sa servitude.
La première prestation de la sélection haïtienne était attendue. L’Écosse n’est pas une foudre de guerre, mais sur la terre magique de l’anglo-saxon triomphant, il fallait s’attendre à toutes les malices possibles pour empêcher que la sélection haïtienne puisse marquer un point dans ce climat où tout ce qui est noir, basané, africain est sujet à toutes les vexations. Les supporters arabes ont pu trouver des visas pour se rendre aux États-Unis, mais les supporters africains et haïtiens n’ont pu faire le voyage, victimes des mesures discriminatoires du gouvernement américain. La FIFA a laissé faire, voulant montrer comment elle obéissait aux diktats de l’Empire.
La sélection haïtienne a démontré nettement sa supériorité sur l’équipe écossaise. Si elle a perdu, c’est parce que nos joueurs n’ont peut-être pas compris qu’ils n’avaient pas seulement contre eux une autre équipe, mais tout un système. L’arbitrage a démontré la partialité plus que malhonnête des instances de la FIFA car l’attitude de l’arbitre ne peut être expliquée que par des instructions soufflées dans la plus totale discrétion. Faire tout ce qui était nécessaire pour faire sombrer la sélection haïtienne. Des fautes plus que visibles sont ignorées. Des pénaltys sont refusés à notre équipe. Ceux qui contrôlent la Coupe du monde ont été déçus de voir l’Écosse remporter la victoire par un seul but, une victoire sans éclat qui ne reflète en rien la supériorité de l’anglo-saxon sur la descendance africaine comme on veut toujours le démontrer.
Nos joueurs ont péché par une retenue, espérons que ce ne soit pas un respect mal placé envers le Blanc pervers et génocidaire. Ils avaient la possibilité de protester, de forcer l’arbitre à recourir au visionnement, au VAR. Ils ne l’ont pas fait. Cela aurait pu renverser le cours des choses, forcer le système à se regarder droit dans les yeux pour accepter sa fourberie et sa méchanceté. Mais c’est aussi une expérience que viennent d’acquérir nos joueurs au plus haut niveau.
On ne joue pas seulement contre onze adversaires. On joue contre un système. Cela demande plus d’efforts, plus d’adresse, plus de concentration et aussi plus de réussite. Le ballon au fond du filet renverse toutes les magouilles, toutes les machinations, toute la veulerie d’un arbitre qui s’est vendu à on ne sait qui.
Gary Victor
