Haïti traverse une période de turbulences marquée désormais par un mouvement populaire visant à traquer les bandits armés responsables du climat de terreur qui règne dans le pays. Alors que la crise sécuritaire prend cette tournure pour le moins inquiétante, les acteurs politiques sont étrangement silencieux, laissant planer encore plus d'incertitude quant aux initiatives mises en place pour résoudre cette situation critique.
Le pays est, depuis le 24 avril dernier, le théâtre d'un mouvement populaire contre l'insécurité. La population, lassée de vivre avec la peur au ventre, à cause malversations de toute sorte perpétrées par des bandits armés, s'est mobilisée. Ce mouvement baptisé « Bwa kale » ne cesse de prendre de l'ampleur au fil des jours.
Le peuple exprime ainsi son ras-le-bol de l'insécurité croissante qui a des répercussions dévastatrices sur son quotidien, en se prenant aux présumés bandits, face à la rage populaire d'autres malfrats sont restés terrés dans leurs fiefs. Mais le Bwa kale semble ne pas agir que sur l'aspect sécuritaire de la crise ; les politiques font aussi profil bas.
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