À l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, célébrée chaque 20 février depuis 2009 à l’initiative des Nations Unies, la Solidarité des femmes haïtiennes journalistes (SOFEHJ) a publié une note dans laquelle elle rappelle l’importance d’un engagement réel en faveur du développement social.
Pour l’édition 2026, le thème retenu est : « Un engagement renouvelé en faveur du développement social et de la justice sociale ».
La SOFEHJ souligne que cet engagement doit se traduire par des résultats concrets, notamment dans la lutte contre la pauvreté, la réduction des inégalités et la promotion du travail décent.
L’organisation insiste sur le fait que la justice sociale ne peut être atteinte sans l’égalité de genre et la liberté de la presse. Elle considère l’égalité des sexes comme une condition essentielle pour garantir une répartition équitable des ressources, du pouvoir et des opportunités. Cela implique de combattre les discriminations, les violences basées sur le genre et d’assurer un salaire égal pour un travail de valeur égale.
La SOFEHJ met également en avant le rôle de la liberté d’informer comme moteur de transparence et de justice. Une presse libre permet de dénoncer les injustices, de donner la parole aux personnes marginalisées et de lutter contre la corruption.
Dans sa note signée par sa coordonnatrice générale, Martine Isaac, l’organisation attire l’attention sur les conditions de travail précaires des femmes journalistes et les violences spécifiques auxquelles elles font face, notamment la corruption sexuelle. Elle appelle à une meilleure intégration des femmes dans les espaces de décision médiatiques et à des mesures de sécurité adaptées au contexte actuel.
Lors d’un interview accordé au journal Le National, la coordonnatrice de la SOFEHJ a rappelé aux journalistes, hommes et femmes, qu’ils sont les porte-voix des demandes de justice de la population, particulièrement face aux violences que subissent les femmes et les filles.
« C’est l’un des moyens les plus efficaces pour parvenir à déraciner ces cas de violences et avancer vers une véritable justice sociale », affirme-t-elle, tout en appelant la population à se mobiliser pour combattre la corruption qui gangrène la communauté.
À travers cette prise de position, la SOFEHJ réaffirme que la justice sociale en Haïti passe par des politiques inclusives, une presse éthique et un engagement ferme en faveur de l’égalité et de la dignité humaine.
Sorah Schamma Joseph
