Suite au mouvement initié par la population et à l'augmentation des interventions des forces de l'ordre dans la capitale, les criminels tentent de se réfugier dans d'autres régions du pays. Face à cette situation, des villes de province telles que Les Cayes, Jacmel, Hinche, Aquin, Thomonde, etc., ont pris des mesures de sécurité strictes pour contrôler la circulation des personnes.
Ces mesures sont mises en place visiblement dans le but de garantir la sécurité des habitants et de permettre à la Police nationale et aux riverains de certaines zones, qui ont décidé de prendre les choses en main, de pourchasser activement les membres des gangs qui sévissent dans le pays.
Désormais, dans les villes précitées, spécialement à Thomonde dans le département du Centre, il est interdit aux habitants de recevoir un étranger chez eux sans une autorisation de la mairie ou de la police. Ils sont appelés à signaler tout étranger qui a l'air suspect aux autorités communales. De plus, le maire de la ville demande à tout le monde de rester vigilant en assumant leurs responsabilités pour garantir la paix et la sécurité dans les quartiers.
Pour sa part, la Mairie d'Aquin, dans le département du Sud, va un peu plus loin en informant qu'aucun chauffeur de taxi-moto ne doit amener une personne sans avoir procédé à son identification. Comme toutes les autres villes, la mairie précise que tous ceux qui refusent de respecter ces mesures encourent le risque de subir le même sort réservé aux bandits.
Ce mouvement initié par la population semble jouer un rôle essentiel dans la bataille contre les gangs criminels, compte tenu de certaines constatations, notamment la diminution des cas d'enlèvement. Les habitants se sont mobilisés pour attaquer toute personne suspecte et soutenir les forces de l'ordre dans leurs opérations. Cette coopération entre la population et les autorités renforce selon plus d'un, les chances de réussite dans la traque des criminels.
Cependant, certains gangs sont bien organisés et continuent de représenter une menace sérieuse pour la sécurité publique. De plus, les ressources limitées dont dispose la Police nationale d'Haïti (PNH) rendent la tâche difficile.
Néanmoins, plusieurs membres de gangs ont été arrêtés, des armes ont été saisies par la PNH et des opérations sont en cours pour démanteler les réseaux criminels, précisément au village de Dieu dans la troisième circonscription de Port-au-Prince. Avec ces nouvelles mesures des municipalités, les membres des gangs qui fuient leurs fiefs comme des rats qui abandonnent un navire qui coule semblent être dans de beaux draps.
Esdra Jeudy
