Les usagers continuent de se plaindre de la qualité de service offert par le Service de l’immigration et l’émigration. Certains affirment que la plateforme de demande en ligne ne garantit rien à cause des difficultés souvent rencontrées lors de l’utilisation de l’application. Naïka Farley Holland, membre de l’Unité de recherche et de publication, au sein de l’organisation citoyenne pour une nouvelle Haïti, s’est penchée sur la situation qui devient de plus en plus radieuse pour les usagers. Ce 17 mai, des citoyens ont demandé à ce que le système soit remanié pour contrôler le portail web. De plus ils ont fait savoir que les employés ne se soucient point d’eux au moment qu’ils veulent recevoir du service.
Dans les centres de création des documents de voyages, des dizaines de personnes sont remarquées dans des files d’attente malgré des difficultés techniques souvent répétées dans les succursales de l’immigration et de l’émigration.
Naika Farley Holland a fait savoir que, selon des témoignages, certains demandeurs ont dépensé 50 000 gourdes et même plus en passant par les racketteurs ; d’autres subissent des agressions sexuelles pour avoir accès à la salle des machines. Elle a demandé à ce qu’une enquête soit effectuée pour stopper tous ceux et celles qui font leur beurre.
« C’est déplorable ! Les dirigeants devraient prendre des mesures pour stopper ces actions qui ne jouent pas en faveur de l’institution qui de plus en plus se trouve dans l’impasse », a poursuivi la représentante.
Face à cette situation, des riverains n’ont pas mâché leurs mots. D’après eux, la quête de leur document de voyage devient un risque par rapport aux nombreux problèmes confrontés dans les centres de demande.
« Une mise à jour serait nécessaire si les autorités veulent que l’institution fonctionne à merveille. La fiche de rendez-vous ne veut rien dire à présent, car les bureaux sont toujours contrôlés par des racketteurs », a fait savoir un usager rencontré dans le Bureau de l’immigration et de l’émigration sise à la rue Lamarre.
De son côté, Walker a mentionné que des habitants dans la zone de Pétion-ville empêchent le bon fonctionnement du centre basé dans le parc Ste-Thérèse.
« Que font les autorités pour stopper ce qui se produit dans cet espace ? Ils ne font que constater la dégradation des services », a mentionné le citoyen.
Entre-temps, il a fait savoir qu’il reste confiant que ça pourra changer toutefois que d’autres centres seront créés pour retirer les usagers dans ce bourbier.
Veron Arnault
