Ce 5 juin marque la commémoration de la Journée mondiale de l'environnement. À cette occasion, la Direction générale de la protection civile réitère son engagement à sensibiliser et à impliquer toutes les parties prenantes de la société dans la protection de l'environnement.
En cette journée dédiée à l'environnement, célébrée cette année autour du thème «Restauration des terres, désertification et résilience face à la sécheresse», la Direction générale de la protection civile déplore la mauvaise exploitation des ressources ligneuses associée à un mélange toxique de pollution qui détruit la couverture forestière et les plaines fertiles.
Les responsables de la protection civile reconnaissent que notre environnement est confronté à de nombreux problèmes tels que la perte de biodiversité, l'effondrement des écosystèmes et le changement climatique. Néanmoins, l'organisme affirme qu'Haïti reste attachée à protéger son environnement contre les effets négatifs des changements climatiques, au bénéfice des générations présentes et futures.
«Nous le savons tous, notre pays n'est pas exempt des dangers liés aux risques environnementaux et aux changements climatiques. En ce sens, la Direction générale de la protection civile, en collaboration avec le Secrétariat permanent de gestion des risques de désastre, s'engage à sensibiliser, à recenser les meilleures pratiques et à impliquer toutes les parties prenantes dans la protection de l'environnement», promet la DGPC, soulignant que cette lutte reste une préoccupation majeure pour le Système national de gestion des risques de désastre.
De son côté, l'Association des citoyens protecteurs de l'Environnement (Col-vert Haïti) attire l'attention des autorités et de la population haïtienne sur la nécessité de restaurer les terres, de réduire la désertification et d'améliorer la résilience du pays à la sécheresse, conformément au thème de la journée.
Tout en tirant la sonnette d'alarme sur les conséquences de la dégradation des sols, qui constitue une menace importante pour la sécurité alimentaire et l'approvisionnement en eau des communautés, affectant directement la vie et les moyens de subsistance, Col-vert Haïti rappelle que les vagues de migration et de réfugiés internes constituent un enjeu majeur pour l'environnement. «Plus de 26,4 millions de déplacés internes ont été recensés dans le monde au cours de l'année 2023, selon l'OIM, reprenant une enquête de l'Observatoire de déplacement interne. Ce phénomène risque de s'aggraver sans des mesures appropriées pour réhabiliter les sols et réduire les émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent la planète. Le nombre de déplacés internes pourrait atteindre, d'ici 2050, les 216 millions, selon les prévisions de la Banque mondiale», a-t-elle averti.
En ce sens, l'association renouvelle sa volonté d'accompagner la population dans la lutte permanente pour régénérer l'environnement et d'appuyer toutes les actions visant à préserver, en particulier, les écosystèmes terrestres et aquatiques d'Haïti, ainsi que toutes celles qui ont pour objectif de préserver durablement la planète et ses ressources naturelles.
Pour sa part, le collectif Défenseurs Plus dénonce l'absence d'un système de traitement des déchets ménagers, la pollution des usines de sous-traitance et la situation d'insalubrité qui contribuent grandement à la détérioration de la qualité de vie de la population et à la dégradation continue de l'environnement et de notre écosystème. Il condamne également le déboisement excessif de l'environnement, qui constitue une menace constante pour la population haïtienne.
L'organisme de protection environnementale exhorte les nouvelles autorités de l'exécutif à prendre des mesures concrètes pour protéger l'écosystème haïtien et réhabiliter son environnement afin d'améliorer les conditions de vie de la population. Il demande à l'État haïtien de poser des actions concrètes pour permettre à la population haïtienne de jouir de son droit de vivre dans un environnement sain.
Sheelove Semexant
