La troisième journée des examens du baccalauréat s'est déroulée à travers le pays ce mercredi 16 juillet. Au centre d’examen de Saint Louis de Gonzague, section primaire, environ 200 candidats participent aux épreuves de fin d'études secondaires, dont deux venus de Mirebalais et de Lascahobas.
M. Jean Maxime Auguste, responsable du centre, affirme que les examens se déroulent jusque-là sans incidents majeurs. Selon lui, les dispositifs mis en place ont permis de garantir une bonne organisation et un cadre propice à la concentration des élèves. Le centre dispose de 11 salles d'examen : dix salles ordinaires accueillant chacune entre 20 et 22 candidats, et une salle spécialement aménagée pour les cas spéciaux. Au total, 224 candidats étaient inscrits dans ce centre, mais 12 ne se sont pas présentés.
Par ailleurs, certains candidats ont exprimé leur ressenti face au déroulement des épreuves. Ils estiment que les surveillants ne leur facilitent pas la tâche, ce qui génère un stress supplémentaire pendant les examens. Certains déplorent une attitude jugée trop rigide, qui nuit à leur sérénité.
« Ils ne respectent pas toujours l’heure exacte pour ramasser les feuilles d’examen », confie une candidate. « Ils n’ont même pas besoin d’entrer dans les salles pour nous intimider, il suffit qu’ils passent devant », ajoute un autre.
L’un des candidats, venu de Mirebalais, raconte avoir dû surmonter de nombreux obstacles pour pouvoir passer l’examen dans ce centre. Il précise qu’ils ne sont que deux dans leur salle, l’autre candidat venant de Lascahobas. « Cela n’a pas été facile pour moi de quitter Mirebalais pour venir ici, à Delmas, au centre de Saint Louis de Gonzague, surtout avec cette situation d’insécurité », témoigne-t-il.
Les candidats évoquent également les difficultés rencontrées dans leur préparation, en raison de la crise généralisée que traverse le pays. Malgré tout, ils affirment avoir fait de leur mieux pour se préparer et affronter les épreuves avec détermination. Ils encouragent les générations futures à se concentrer sur leurs études et à valoriser l’éducation, en dépit des nombreux obstacles.
Sorah Schamma Joseph
