La Police Nationale d’Haïti (PNH) a lancé ce vendredi 27 février 2026  une opération d’envergure contre les gangs armés dans la commune de Tabarre. L’intervention, débutée aux alentours de 7h30 du matin, a permis aux forces de l’ordre de neutraliser plusieurs criminels dès les premiers assauts.
Suivant les informations disponibles sur le compte officiel de la Police nationale d’Haïti laissent croire que des unités spécialisées ont comblé les tranchées creusées par les bandits, destinées à ralentir la progression des véhicules blindés. Les bâtiments de la zone ont été fouillés, permettant la découverte et la destruction d’un important stock de cocktails Molotov que les criminels prévoyaient d’utiliser contre la PNH.
Grâce à cette offensive, les forces de l’ordre ont créé une brèche jusqu’au Carrefour Marassa. « La PNH réaffirme son engagement à lutter contre les gangs, et à rétablir la sécurité et l’ordre public sur l’ensemble du territoire national. », lit-on.
Intervention sécuritaire à l’Hôtel La Cassa à Mirebalais
En outre, une opération sécuritaire a été menée tôt le jeudi 25 février 2026 à l’Hôtel La Cassa, avec l’appui d’une unité spécialisée baptisée « Back-Up Feray ». Cette intervention visait des individus armés présents sur le site. Plusieurs suspects ont pris la fuite, tandis que d’autres ont été atteints lors d’échanges de tirs.
Aucun bilan officiel sur les arrestations ou pertes humaines n’a encore été communiqué. Les forces de l’ordre maintiennent le périmètre sécurisé. La commune, confrontée depuis plus d’un an à une forte présence de groupes armés, espère que cette action marque un regain de contrôle par l’État.
Formation en langue des signes pour la PNH
Parallèlement, une trentaine de policiers ont suivi une formation en langue des signes du 23 au 26 février 2026. Organisée par la Fondation SEROvie et la Fondation Fleur de Lys, avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), cette initiative visait à améliorer la communication avec les personnes sourdes et malentendantes.
« Les séances, tenues à la Direction Générale de la PNH, ont combiné théorie et ateliers pratiques, incluant des études de cas sur les violences sexuelles et l’accueil des survivants. Chaque participant a reçu un certificat attestant des compétences acquises ».
Vladimir Predvil
