Des partis, regroupements et pôles politiques, associations syndicales, institutions de la société civile et personnalités appellent à une conférence politique à la hâte, afin de parvenir à un consensus capable de mettre en place une gouvernance inclusive avant le 7 février prochain.
Les propositions de sorties de crise fusent à l'approche de l'échéance du mandat du CPT. Ces alternatives divergent de plus en plus les unes des autres. Cependant, chaque groupe signataire revendique avoir la meilleure solution pour éviter tout vide institutionnel et empêcher un énième chaos politique dans le pays au lendemain du 7 février.
En date du 15 janvier, des regroupements politiques et de la société civile, en guise de proposition, appellent à une rencontre entre les protagonistes, en vue d'étudier ensemble toutes les alternatives et de trouver ensemble une solution commune. Ils soulignent que cette initiative est la seule capable d'éviter le chaos et de doter le pays d'une gouvernance politique fiable et acceptée par une majorité de nos institutions politiques, sociales et morales.
Pour y parvenir, ces structures recommandent la tenue d'une Convention nationale avec les pôles politiques et sociaux sous l'égide d'un Collège national de facilitation constitué, entre autres, de Religions pour la Paix représentant les confessions religieuses, de la CORPUHA représentant les universités, de la Chambre de commerce et d'industrie d'Haïti représentant les chambres départementales et du Rassemblement citoyen représentant la société civile.
Elles exhortent tous les acteurs à la responsabilité citoyenne pour privilégier les intérêts de la Nation au détriment des leurs. « Nombreuses sont les propositions, mais nous entamons une démarche en faveur d'une conférence politique avec les pôles politiques, sociaux, forces morales et des Églises, et nous sommes en pourparlers avec d'autres secteurs. Ce qui compte, c'est de mettre de côté nos différends et que toutes les initiatives soient sur la table des discussions pour trouver une solution commune », explique Emmanuel Ménard, président du parti Force Louverturienne réformiste.
M. Ménard enjoint aux partenaires internationaux de respecter les engagements pris envers le pays pour le renforcement des forces nationales de sécurité. Rappelant que cette démarche constitue un élan patriotique pour construire ensemble une alternative consensuelle, il invite la population à faire preuve de vigilance et à rester mobilisée pour accompagner cette initiative.
Sheelove Semexant
