À l’approche de l’échéance du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), ce vendredi 16 janvier 2026, la Kowalisyon Sitwayen Angaje (KOSA) a organisé une conférence de presse afin de réfléchir à la crise actuelle et de présenter ses propositions de solutions pour sortir Haïti de l’impasse.
Le secrétaire général de la KOSA, Alexandre Éliphete, a souligné qu’Haïti traverse cette situation depuis près de quarante ans. Selon lui, il s’agit d’un problème structurel ancien qui appelle une solution durable. Il a annoncé que les prises de position que la KOSA communiquera au peuple dans les jours à venir visent à faire entendre la voix populaire.
De son côté, Maxène Calixte, porte-parole de la KOSA, a rappelé que, de 1986 à 2026, Haïti est confrontée à une crise multidimensionnelle persistante. Dans ce contexte, il a précisé que la plateforme politique regroupe une vingtaine de partis politiques et environ une centaine d’organisations. Elle se veut, selon lui, l’expression d’une génération engagée, déterminée à construire une Haïti où chaque citoyen peut vivre dans des conditions dignes.
Plus loin, au nom de la KOSA, les intervenants ont demandé la mise en place d’une nouvelle transition à partir du 7 février 2026, afin de favoriser un consensus national et l’ouverture d’un dialogue inclusif.
La coalition exige également que le CPT accorde à une commission de cassation le pouvoir de piloter ce processus, en vue de faciliter le dialogue avec l’ensemble des secteurs du pays et de mettre en place un gouvernement exécutif bicéphale, composé d’un président et d’un Premier ministre.
S’adressant directement au peuple haïtien, la KOSA a réaffirmé son engagement et estimé que le moment est venu pour Haïti de sortir de la crise multidimensionnelle qu’elle traverse.
La plateforme s’est également tournée vers la communauté internationale, l’appelant à respecter les accords conclus avec les partis politiques afin de permettre l’émergence d’une solution véritablement haïtienne. « Nous, KOSA, patriotes, nous nous engageons, au nom de la société, pour un autre pays où tous les droits humains sont respectés », a conclu Maxène Calixte.
Modeline Youte
