Depuis le 7 février 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé assure la transition, après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). La communauté internationale, dont les États-Unis, la France et le BINUH, salue ce passage de relais pacifique et réaffirme son engagement à soutenir le gouvernement intérimaire dans ses efforts pour stabiliser le pays et préparer les prochaines élections générales.
En effet, la communauté internationale a salué ce transfert pacifique du pouvoir. Les États-Unis disent prendre acte de cette passation et réaffirmer leur disposition à collaborer avec le Premier ministre et le gouvernement intérimaire pour soutenir la stabilisation du pays. Dans une déclaration, le secrétaire d’État a souligné que des progrès durables en Haïti dépendaient d’une gouvernance responsable, d’un renforcement de la sécurité et d’un partenariat international solide, tout en mettant en avant le rôle central des Haïtiens eux-mêmes dans le rétablissement de la stabilité.
La France, pour sa part, a également salué la transmission ordonnée du pouvoir par le président sortant Laurent Saint-Cyr. Paris encourage le gouvernement à poursuivre le renforcement de la Police nationale et des Forces armées, ainsi qu’à intensifier la lutte contre les gangs criminels et leurs réseaux de soutien. La France confirme son soutien aux forces de sécurité haïtiennes et son appui au déploiement de la Force de répression des gangs, conformément à la résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations unies, tout en poursuivant ses programmes humanitaires et d’investissement solidaire dans le pays.
De son côté, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a également pris acte de la fin du mandat du CPT et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à soutenir le gouvernement intérimaire. Le BINUH insiste sur l’importance du dialogue politique et du soutien aux institutions démocratiques, conformément à la résolution 2814 du Conseil de sécurité.
Parallèlement, l’OEA s’est dit prête à accompagner les efforts de stabilisation et à encourager la participation active de la société civile, tout en facilitant la communication entre les différentes parties pour réduire les risques de tensions post-transition.
En outre, Albert Ramdin, lors d’une rencontre avec des représentants du Dialogue interaméricain et de l’Institut de la Paix, a souligné la nécessité d’associer l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux à un processus de concertation ouvert et piloté par des initiatives haïtiennes.
Vladimir Predvil
