Le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationales (MORN) et ses alliés ont tenu une conférence de presse ce mercredi 11 février 2026 afin d’exprimer leur position sur la conjoncture.
À la suite du départ du Conseil présidentiel de transition (CPT) le 7 février dernier, laissant le Premier ministre seul aux commandes, plusieurs acteurs politiques croient important de continuer le dialogue déjà entamé sous l’ère CPT en vue de la mise en place d’un exécutif bicéphale. Selon eux, la direction du pouvoir exécutif devrait être assurée conjointement par un président et un Premier ministre.
Dans cette dynamique, le président du MORN, le docteur Jean Palème Mathurin, a rappelé que depuis plus de quarante ans, Haïti traverse une crise politique persistante. Pendant ce temps, le peuple haïtien, ici ou dans la diaspora, continue d’espérer une meilleure sécurité de vie afin de vivre dans la tranquillité.
«â€¯Cette conjoncture nous donne la capacité de regarder notre société, plongée dans le désarroi depuis quarante ans, et de déterminer comment nous pouvons aider le pays à progresser et rattraper tout le retard accumulé depuis notre existence en tant que peuple. Pour les quarante prochaines années, faire des deux Haïti un pays émergent et rapproché d’un niveau de développement élevé. » a déclaré le président de la structure.
Les responsables du MORN soulignent toutefois que la concrétisation de cette vision passe impérativement par l’instauration d’une bonne gouvernance, fondée sur la transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
Ils estiment que, malheureusement, au cours des quarante dernières années, il y a eu beaucoup de destructions et de dégâts dans la gestion du pays. De plus, la richesse nationale a également diminué de manière significative.
Le vice-président du MORN, Dieupy Chérubin, a expliqué les raisons qui ont permis à cette organisation de répondre au dialogue organisé par les membres du Conseil présidentiel de transition. Il a précisé que ce dialogue a débouché sur une assise, laquelle a abouti à une résolution adoptant un exécutif bicéphale.
Par ailleurs, M. Chérubin a indiqué que le pays se trouve dans une situation difficile. Le Premier ministre (révoqué) étant le seul à pouvoir diriger la situation. Dans ce sens, il a précisé que le chef du gouvernement doit reconnaître les limites de son rôle de Premier ministre destitué et à poursuivre le dialogue pour aider le pays à disposer d’un leadership assuré par un Président et un Premier ministre.
Yasmine Sanon
