Des anciens élus de la République et des anciens hauts fonctionnaires de l'État, regroupés au sein du Collectif des acteurs haïtiens pour le développement et l'organisation alternative (CAHDOA), ont participé à la signature du pacte national de gouvernabilité pour la sécurité et l'organisation des élections. Un geste, selon eux, qui traduit leur volonté d'encourager le dialogue entre les secteurs, mais aussi de favoriser un retour à la stabilité et à l'ordre sur le territoire national.
Des membres du collectif, en provenance de plus d'une vingtaine de partis politiques et d'organisations associées, éparpillés à travers plusieurs départements géographiques du pays, se sont rendus le samedi 21 février 2026 à l'hôtel Ritz Kinam à Pétion-Ville dans le but d'approuver le document baptisé pacte national pour la stabilité et l'organisation des élections. Ces acteurs se sont mis d'accord sur le fait que ce document doit garantir la poursuite de la transition jusqu'à l'organisation des élections.
L'avocat et professeur d'université Jean Fresly dit espérer que l'adoption du pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections permettra d'aboutir à la fin de la période transitoire dans le plus grand calme et que l'organisation des prochaines élections sera un atout pour redynamiser les institutions de l'État dont, au niveau des trois pouvoirs, il existe un vide qui nuit à la bonne marche et aux principes de la bonne gouvernance.
Pour sa part, Auguste François Belamy, de la coalition des jeunes de la mouvance Grand Sud, a encouragé tous les acteurs de la vie nationale à s'approprier les objectifs fondamentaux du pacte de gouvernabilité pour la sécurité et l'organisation des élections afin d'accompagner les autorités dans cette démarche de paix tant souhaitée dans le pays, dans un contexte où la sécurité demeure essentielle pour l'avenir du peuple haïtien.
En ce sens, le comité directoire du Collectif des acteurs haïtiens pour le développement et l'organisation alternative (CAHDOA) s'apprête à transmettre au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé un document-cadre susceptible d'orienter le pouvoir en vue d'une meilleure définition des politiques publiques au bénéfice de l'intérêt général. Disposant d'un think tank tel que défini dans ses statuts, le CAHDOA propose d'apporter sa contribution et ses réflexions dans le cadre des enjeux liés à la nouvelle gouvernance intérimaire.
Pour rappel, le Collectif est majoritairement formé d'anciens parlementaires de l'opposition. Néanmoins, ces anciens fonctionnaires de l'État estiment qu'il est urgent de prôner l'émergence d'une nouvelle classe politique responsable, mettant en avant les intérêts de la nation, dans une logique de dialogue et de réconciliation.
Oberde Charles
