Face à une crise sécuritaire persistante, le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a appelé ce jeudi 23 avril 2026 au déploiement rapide et effectif de la Force de Répression des Gangs (FRG), lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies tenue à New York.
Saluant la présidence en exercice assurée par Jamal Fares Alrowaiei, représentant du Royaume de Bahreïn, le Premier ministre a remercié le Conseil pour son attention soutenue à la crise haïtienne, estimant que la tenue de cette réunion spéciale témoigne de l’engagement de la communauté internationale.
Alix Didier Fils-Aimé a insisté sur la nécessité d’un renforcement rapide de la FRG, dont le déploiement a déjà débuté mais reste incomplet. Un premier contingent tchadien est présent sur le territoire, aux côtés du représentant spécial Jack Christofides et de la cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti, Daniela Kroslak. Le Tchad a annoncé l’envoi de 1 500 soldats supplémentaires pour renforcer le dispositif.
Parallèlement, le chef du gouvernement a mis en avant les efforts de renforcement des forces nationales. Il a indiqué que plus de 800 policiers ont été déployés depuis janvier dans le cadre du programme P-4000, tandis que 1 200 autres doivent l’être d’ici juin. Sur le plan militaire, plus de 300 soldats ont récemment été formés à la base Vertières, avec des capacités d’accueil supplémentaires prévues aux bases Vertières et Anacaona. À terme, les Forces armées d’Haïti pourraient compter 700 militaires additionnels dans les six prochains mois, a-t-il déclaré.
Rappelant son message adressé à la nation le 7 février l’heure du rassemblement a sonné, l’État reprend sa place, Haïti ne périra pas, Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé la volonté des autorités de favoriser l’unité politique, notamment à travers le pacte national pour la stabilité et l’organisation d’élections.
La réunion du Conseil de sécurité a également permis de mesurer le niveau d’engagement international. La République dominicaine a annoncé une contribution financière destinée au fonds spécial pour Haïti et a plaidé pour des politiques favorisant l’emploi des jeunes, notamment ceux exposés aux groupes armés. D’autres partenaires, dont la France et le Panama, ont réaffirmé leur soutien aux efforts de stabilisation.
Pour Carlos Ruiz Massieu, le pays se trouve à un moment charnière, où les progrès politiques récents pourraient ouvrir la voie à une sortie de crise, à condition que la question sécuritaire soit rapidement maîtrisée.
En s’adressant à la communauté internationale, Alix Didier Fils-Aimé a enfin lancé un appel à la mobilisation collective, estimant que la sécurité demeure le préalable indispensable à toute relance durable du pays.
En somme, il a réitéré les priorités de son gouvernement : rétablir l’autorité de l’État, protéger la population et préparer le retour à l’ordre constitutionnel, soulignant que la sécurité demeure un préalable essentiel au développement durable du pays.
Vladimir Predvil
