Des centaines de citoyens issus de différents quartiers de la capitale ont défilé dans plusieurs rues et zones de l’aire métropolitaine le 18 mai 2026 pour réclamer le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays, lors d’une marche pacifique lancée par des leaders religieux.
En effet, les leaders religieux, accompagnés de leurs fidèles, sont descendus dans les rues pour réclamer la paix dans le pays, la sécurité et le départ du chef de la Primature. Cette mobilisation a démarré au niveau de la zone de Carradeux, a parcouru l’autoroute de Delmas et a pris fin dans la commune de Pétion-Ville, au niveau de la place Saint-Pierre.
Tout au long du parcours, les protestataires avaient entre leurs mains le drapeau national ainsi que des pancartes portant différentes revendications, notamment la paix pour le pays et la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, entre autres.
Au cours de cette marche, ils ont entonné des chants pour exprimer leur ras-le-bol face à la dégradation de la situation sécuritaire. Le leader de la mobilisation, le pasteur Marcorel, n’a pas caché son mécontentement et a estimé qu’il est impératif que l’État prenne des mesures urgentes afin de rétablir la sécurité dans le pays.
Selon lui, le pays ne peut plus continuer à être dirigé de cette manière, ce gouvernement ne démontre pas une volonté réelle d’affronter la crise. C’est pourquoi il juge nécessaire la mise en place d’un autre gouvernement bicéphale avec un président et un Premier ministre à la tête du pays. Dans cette optique, les manifestants exigent le départ du chef de la Primature.
Parallèlement, des activistes politiques ont également profité de cette marche pour faire passer leur message et leurs revendications. Pour eux, leur priorité est le rétablissement de la sécurité, le fonctionnement de l’aéroport international Aéroport international Toussaint-Louverture, ainsi que la libération des principales routes nationales bloquées par les gangs, qui selon eux profitent à la bourgeoisie au détriment de la masse populaire.
« Nous n’avons jamais été en guerre contre qui que ce soit. L’État est le principal responsable de la situation actuelle et il lui revient de prendre ses responsabilités en mettant un terme aux actions des gangs afin que le pays puisse retrouver un fonctionnement normal. Par ailleurs, nous demandons également que l’aéroport ne continue pas à être utilisé comme base pour les militaires américains. Voilà les principales revendications que nous portons », ont-ils déclaré.
Dans le même sens, ils estiment qu’une réponse doit être apportée dans un délai raisonnable, qu’ils fixent à l’échéance de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Ils ne resteront pas passifs face à la situation ; ce sera la désobéissance totale.
Selon eux, il est impératif que toute la population puisse célébrer la Coupe du monde de la FIFA 2026 chez elle, dans un climat de paix et de sécurité.
Yasmine Sanon
