​​​​​​​Les violences perpétrées par les groupes armés continuent de plonger plusieurs régions du pays dans l’insécurité. Dans le Bas-Artibonite, le gang « Kokorat San Ras » est accusé de multiplier les attaques armées, les enlèvements et les actes de racket contre les populations civiles et les usagers de la route nationale 1. Face à cette situation, la Police nationale d’Haïti (PNH), appuyée par la Task Force, a lancé le mercredi 20 mai 2026 une nouvelle opération dans plusieurs localités notamment à Croix-Périsse.
En effet, la Police nationale d’Haïti poursuit ses offensives contre les groupes armés opérant dans le Bas-Artibonite. Une nouvelle opération a été menée le mercredi 20 mai 2026 contre le gang « Kokorat San Ras » dans plusieurs zones stratégiques de la région, selon des informations relayées par des médias locaux.
L’intervention, réalisée avec le soutien de la Task Force, s’est principalement déroulée à Croix-Périsse ainsi que dans d’autres bastions contrôlés par le groupe armé dirigé par le chef connu sous le nom de « Meyer ». Plusieurs présumés membres du gang auraient été tués ou blessés lors des affrontements avec les forces de l’ordre.
D’importants moyens tactiques auraient été mobilisés au cours de cette opération. Des hélicoptères, des véhicules blindés et des drones kamikazes auraient notamment été utilisés afin de reprendre le contrôle des zones ciblées. Cette offensive serait la troisième menée en moins de huit jours contre ce gang accusé d’être impliqué dans des enlèvements, des attaques armées et des actes de racket contre les habitants et les usagers de la route nationale.
Pendant ce temps, la crise humanitaire continue de susciter de vives inquiétudes dans la Plaine du Cul-de-Sac. L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti ECCREDHH a lancé un appel urgent en faveur des déplacés installés au carrefour Trois Mains, à proximité de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Selon l’organisation, plusieurs centaines de familles vivent dans des conditions extrêmement précaires, sans assistance adéquate des autorités. Les enfants et les femmes figureraient parmi les catégories les plus vulnérables face aux difficultés sanitaires, alimentaires et sécuritaires.
Dans le Sud-Est, la Police a également renforcé sa présence dans la localité de Baie d’Orange, dans la commune de Belle-Anse, dans le cadre des mesures visant à prévenir toute détérioration du climat sécuritaire dans la région.
Vladimir Predvil
