Le Groupe d'Initiative pour la recherche d'une solution durable à la crise a annoncé la mise en place d'un réseau de victimes de l’insécurité regroupant tous les citoyens touchés par la crise. Lors d'une conférence de presse tenue ce mercredi 27 mai 2026, les membres de cette structure plaident en faveur d’une solution durable pour sortir Haïti de cette crise à travers des actions positives, concertées et responsables en faveur de la stabilité nationale et du redressement du pays.
En effet, depuis plus de 5 ans, la population haïtienne fait face à une crise d’insécurité sans précédent. Face à cette crise, des milliers de personnes ont été tuées, disparues, dépouillées de leurs biens, tandis que plusieurs centaines de milliers d’autres ont été contraintes d’abandonner leurs maisons pour se réfugier dans des sites, où elles vivent dans des conditions déplorables.
Dans ce contexte, le Groupe d'initiative pour la recherche d'une solution durable à la crise a fait savoir qu'il a mis en place un réseau des victimes. Cette initiative fait référence à trois éléments majeurs dans cette démarche qui vise à réparer, restituer et réhabiliter ces victimes. Toujours dans cette optique, il affirme que le Groupe d'initiative mène un plaidoyer pour réclamer justice pour tous les citoyens qui ont été victimes de la crise, ce qui vise à encourager une révolution sur le plan socio-culturel en faveur des citoyens qui se retrouvent aujourd’hui dans les rues en raison de l’irresponsabilité de l’État.
Selon Jean Elysée Celiscar, ce réseau regroupe des victimes de tous les recoins du pays.
« À l'intérieur du pays, nous comptons les répartir à travers le Grand Nord qui aura un représentant notamment, le Grand Sud, notamment dans la diaspora haïtienne pour la gestion de cette activité. Le Groupe d'Initiative lancé sur un format de concours avec les membres du comité dans les départements qui auront mieux administré ce projet d'accompagnement des personnes victimes de l'insécurité bénéficiera également d’un prix », a expliqué M. Celiscar.
Par ailleurs, la structure compte former un comité national des victimes de l’insécurité avec un représentant de chaque département et deux dans la diaspora qui permettront de porter les revendications de cette catégorie.
De son côté, l'ancien député de Marigot, Déus Deronneth, membre du Groupe d'Initiative, dans son intervention, a affirmé qu'il est important d'avoir une solution durable à la crise. A son avis, l’insécurité actuelle a été planifiée et construite depuis une longue durée, tandis que les pouvoirs de transition privilégient leurs propres intérêts au détriment du projet national. Dans ce cas, il a fait savoir que la question de la sécurité du pays ne doit être ni un slogan ni un outil de propagande.
En outre, il estime que l'exclusion sociale observée dans le pays depuis les villes de province jusqu'aux quartiers défavorisés est à la base de la pauvreté dans la société haïtienne. Selon lui, c'est cette même exclusion a contribué à construire cette insécurité.
Yasmine Sanon
