Dans une note de presse rendue publique, les étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie / École de Biologie Médicale et d'Optométrie (FMP/EBMO-UEH) ont condamné de toutes leurs forces les actes de répression commis par les agents de l'ordre contre eux, le lundi 22 juin, lors de la mobilisation pacifique des étudiants qui exigeaient la relocalisation de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH), surnommé l'Hôpital général.
En effet, environ une centaine d'étudiants en médecine et en pharmacie avaient foulé le macadam le 22 juin pour rappeler aux autorités sanitaires la nécessité pour que le plus grand centre hospitalier du pays soit relogé, après plus de deux ans de fermeture sous la terreur des groupes armés qui évoluent dans la région métropolitaine du pays.
Dans cette note de presse, le Comité central des étudiants a condamné avec la plus grande fermeté l'intervention brutale de la Police Nationale d'Haïti (PNH) qui a interrompu le mouvement. Il affirme que les étudiants exerçaient pacifiquement leur droit constitutionnel quand les policiers ont fait un usage abusif de gaz lacrymogènes contre eux, ce qui a provoqué la panique. Plusieurs participants ont eu des malaises et même des évanouissements parmi les nombreux étudiants présents sur les lieux.
Par ailleurs, il a rappelé que la Constitution de la République d'Haïti garantit le droit d'expression, la liberté de réunion, d'association et de rassemblement sur les voies publiques à des fins pacifiques, selon les articles 31 et 31.2.
Dans ce contexte, le comité explique que cette intervention ne saurait détourner les étudiants de leur lutte pour la réouverture de l'Hôpital général.
« La répression des forces de l'ordre ne pouvait pas affaiblir notre combat. Au contraire, elle renforce notre détermination à poursuivre la mobilisation en faveur de la relocalisation immédiate et indépendante de l'HUEH, fermé depuis plus de vingt-sept mois, ainsi qu'à défendre le droit à la santé, le droit à une formation clinique conforme aux standards internationaux et le droit de la population haïtienne à des soins de qualité », a fait savoir le comité.
En outre, les étudiants appellent les autorités de l'État à assumer leurs responsabilités et, au lieu de la répression, à accorder la considération requise aux revendications légitimes de la communauté estudiantine et à apporter des réponses concrètes à la crise qui compromet à la fois la formation des futurs professionnels de la santé et l'accès aux soins pour des millions d'Haïtiens.
J’ai corrigé l’orthographe, les accords, la ponctuation et les conjugaisons tout en conservant votre style et vos informations.
Yasmine Sanon
