Le Conseil électoral provisoire (CEP) a enregistré, ce mardi 14 juillet, le premier regroupement de partis politiques inscrit dans le cadre du processus d'enregistrement des regroupements en vue des prochaines élections. Cette avancée intervient au lendemain de l'ouverture officielle des inscriptions, une première journée au cours de laquelle aucun regroupement ne s'était présenté.
Le premier dossier accepté est celui du regroupement Haïti aux Haïtiens. Son secrétaire général, Chesnel Joseph, a indiqué que le groupement était venu accomplir son devoir civique en se conformant aux exigences du CEP. Il a invité les autres groupements politiques à suivre la même démarche afin de favoriser le bon déroulement du processus électoral.
Tout en saluant l'ouverture des inscriptions, Chesnel Joseph a toutefois rappelé que la tenue d'élections crédibles demeure étroitement liée à l'amélioration du climat sécuritaire. Selon lui, la sécurité constitue une condition essentielle à l'organisation d'un scrutin.
En revanche, le regroupement Alternative pour le Changement d'Haïti n'a pas pu finaliser son inscription. Ses représentants, Osner Joseph et Fervil Max Rony, ont expliqué que leur dossier ne répondait pas aux critères fixés par le décret électoral, notamment l'obligation de réunir au moins dix partis politiques au sein d'un regroupement. Leur structure n'en compte actuellement que trois.
Osner Joseph a affirmé que cette exigence leur a été signalée seulement lors de leur passage au CEP. « Lorsqu'on a posé la question, on nous a répondu que cette condition figure dans le décret électoral du 2 juin, alors que nous n'en avions pas connaissance », a-t-il déclaré.
Les responsables du groupement ont annoncé leur intention d'engager des discussions avec d'autres partis partageant leur vision afin de satisfaire aux exigences légales et compléter leur dossier d'inscription.
Le CEP poursuit ainsi la réception des dossiers des groupements politiques, une étape considérée comme essentielle dans le cadre de la préparation des prochaines échéances électorales.
Sorah Schamma Joseph
