L’UNESCO en Haïti a procédé, ce Lundi 03 Aout, à  la remise à la Direction nationale de l’Eau potable et de l’Assainissement (DINEPA) d’équipements destinés au prélèvement et aux analyses physicochimiques et bactériologiques de l’eau. Cette remise intervient alors que la qualité, la disponibilité et la gestion de l’eau potable suscitent une attention particulière en Haïti. Ces équipements permettront de renforcer les capacités de la DINEPA à surveiller la qualité de l’eau dans les puits et les réseaux, à détecter les contaminations chimiques ou microbiologiques et à orienter les mesures nécessaires de désinfection, de filtration ou de réhabilitation.
Dans un contexte d’accélération des aléas naturels et climatiques, il est d’une importance vitale que nous préservions nos ressources hydriques, a fait savoir Jean Luc Tondreau, représentant du Représentant de l’UNESCO en Haïti.
Dans un moment ou les défis liés à l’eau en Haïti se posent avec une acuité particulière : événements climatiques externes, les inondations récurrentes et la vulnérabilité accrue face aux catastrophes mettent à rude épreuve les ressources hydriques du pays.
Les épisodes de tempête et d'ouragan à l’instar des récentes intempéries qui ont touché les départements du sud, de la Grande-Anse et du Nord, provoquent régulièrement la submersion des sources d’approvisionnement et des puits communautaires ou scolaires. Ces chocs climatiques entraînent des contaminations chimiques et microbiologiques majeures des nappes phréatiques, caractérisées par des charges azotées élevées, des concentrations préoccupantes en nitrates, ainsi que la présence de polluants organiques et minéraux.
Face à cette réalité, l’accès à une eau exempte de risques sanitaires devient un enjeu de sante publique de premier plan. Il en va de la protection des populations les plus vulnérables en particulier les enfants et les communautés rurales ou périurbaines qui dépendent directement de ces sources pour leur survie quotidienne. C’est précisément la raison pour laquelle ce projet a été conçu : afin de donner une réponse multisectorielle aux risques multiples de l’UNESCO pour une reconstruction améliorée et financée par le gouvernement japonais et soutenue par le Fonds d’urgence du secteur des sciences naturelles. L’objectif est d’apporter un appui concret aux institutions nationales en dotant les laboratoires et les équipes techniques des outils indispensables pour évaluer , surveiller et cartographier la qualité de l’eau avec rigueur et précision. « Les matériels remis sont estimés à 33070 USD incarnent notre foi commune dans l’efficacité de l’action collective pour atteindre l’ODD 6 qui garantit l’accès de tous à l’eau et l’assainissement assurant une gestion durable des ressources en eau », a déclaré M. Tondreau.
Enfin, madame Edwin Petit de la direction de l’assainissement de la DINEPA, n’a pas caché sa satisfaction en recevant ces matériels. « Tournons nos regards vers l’avenir, faisons en sorte que chaque goutte d’eau analysée, chaque donnée produite et chaque compétence renforcée soient un pas de plus vers une Haïti plus résiliente, plus saine et prospère ».
Gerard H. Resil
