La FIFA a dévoilé son dernier classement mondial à l’issue de la Coupe du Monde 2026. Sacrée championne du monde après sa victoire 1-0, après prolongation, contre l’Argentine en finale au MetLife Stadium, l’Espagne reprend la première place du classement.
Déjà championne d’Europe en titre, la Roja confirme ainsi sa domination sur la scène internationale et met fin au règne de l’Albiceleste, contrainte de reculer au deuxième rang mondial.
La France complète le podium malgré sa quatrième place au Mondial, après sa défaite spectaculaire contre l’Angleterre lors du match pour la troisième place, perdu 6-4. Le Brésil conserve, pour sa part, la cinquième position.
Le Maroc réalise également une belle opération. Première nation africaine au classement, la sélection marocaine occupe désormais le sixième rang mondial, confirmant sa progression constante parmi les grandes équipes du football international.
Le Portugal, septième, devance la Belgique, les Pays-Bas et le Mexique, qui complètent le top 10 mondial.
La Norvège signe la plus forte progression de ce nouveau classement. Grâce à son parcours remarquable durant la Coupe du Monde, la sélection scandinave gagne douze places et grimpe au 19e rang mondial.
Pour Haïti, en revanche, ce nouveau classement apporte une nouvelle moins réjouissante. Les Grenadiers perdent cinq places et occupent désormais le 88e rang mondial avec 1 264,56 points.
Dans la zone CONCACAF, huit sélections devancent actuellement Haïti : le Mexique, 10e mondial, les États-Unis, 16e, le Canada, 30e, le Panama, 44e, le Costa Rica, 51e, le Honduras, 66e, la Jamaïque, 71e, et Curaçao, 82e.
À l’approche des éliminatoires de la Coupe du Monde 2030, pour laquelle six nations de la CONCACAF obtiendront leur billet, ce recul doit être pris comme un signal d’alarme. Malgré l’arrivée de nouveaux renforts et l’expérience acquise lors du Mondial 2026, les Grenadiers devront poursuivre leur progression et intensifier leur préparation pour rester compétitifs dans une région de plus en plus relevée.
La route vers 2030 s’annonce exigeante. Elle nécessitera une vision claire, une planification rigoureuse, une meilleure structuration de la sélection nationale et un travail de fond durable.
Ce processus devra d’abord passer par la nomination d’un entraîneur de renom, capable de comprendre les réalités du football haïtien tout en maîtrisant les exigences de la zone CONCACAF.
Par ailleurs, l’État haïtien et le secteur privé devront accompagner davantage la Fédération haïtienne de football, afin de lui permettre de mobiliser les ressources nécessaires à la préparation des Grenadiers.
Après 1974 et 2026, le rêve d’une troisième participation d’Haïti à la Coupe du Monde reste possible. Mais il exigera anticipation, moyens, discipline et ambition.
Gérald Bordes
