Jonel Juste, écrivain, journaliste et poète nous gratifie d’un nouvel ouvrage : « Mémoire de Quarantaine », publié à Miami en mai dernier.
Avec le coronavirus, le monde trépidant, qui ne jurait que par l’économie de marché avec pour credo la libre circulation des personnes et des biens, s’est arrêté net. Les pays se sont isolés les uns des autres pour mieux se protéger face à ce mal qui répand la terreur. Tout s’est tu.
Dans cette ambiance de monastère, la planète respire. La pollution sonore s’est interrompue. Confinement oblige, l’heure est à la méditation. Certaines personnes s’emparent des médias sociaux pour montrer leur joie de vivre refoulée ou cracher leur ras-le-bol face à un mal invisible qui ne cesse de remplir l’Achéron. Mais, pour l’écrivain, même si la désolation est à son comble, il est inconcevable de casser sa plume. Au contraire, cette plume en quarantaine devient témoin, retrace, raconte et exorcise.
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