Etats-Unis : légère hausse du taux de chômage en octobre

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Les Etats-Unis ont connu, en octobre, une légère hausse du chômage, à 3,7%. Dans le même temps, les créations d'emplois font mieux que prévu culminant à 261.000. Malgré ce signal positif, le dollar a chuté d'1,24% face à l'euro. À l'inverse, la Bourse de New York a bien accueilli la hausse du chômage qui pourrait être le synonyme d'un début de ralentissement du marché de l'emploi, souhaité pour lutter contre l'inflation.

 

C'est la douche froide pour les Etats-Unis où le taux de chômage est reparti à la hausse en octobre. Cette dernière reste toutefois légère, à 3,7% mais supérieure aux attentes. Les analystes avaient, en effet, plutôt tablé sur un taux de chômage à 3,6%.

 

Signe positif toutefois : les créations d'emplois ont conservé le même rythme que le mois précédent, contrairement, là aussi, à ce que prévoyaient les analystes. Ces derniers anticipaient seulement 220.000 créations. Or, l'économie américaine a finalement créé 261.000 emplois le mois dernier, notamment dans les secteurs de la santé, des services techniques et de l'industrie.

 

Le dollar chute

Malgré ce signal positif, le dollar trébuchait ce vendredi juste après ces annonces. Vers 14H05 (heure de Paris), le billet vert perdait 1,24% à 0,9870 dollar pour un euro et 1,13% à 1,1285 dollar pour une livre. Pourtant, les chiffres des créations d'emplois, signe de la vigueur du marché du travail, laissent de la marge à la Réserve fédérale américaine (Fed) pour relever ses taux. La réaction du dollar « est très bizarre », a ainsi commenté Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.

 

Mais New York ouvre en hausse

 

Du côté des bourses, celle de New York ouvrait en hausse - l'indice Dow Jones avançait de 1,14%, le Nasdaq, à dominante technologique, prenait 1,17% et le S&P 500 1,23%, dans le sillage également de plusieurs résultats d'entreprises favorables - comme une célébration de la légère augmentation du taux de chômage. Car cette dernière pourrait être le synonyme d'un début de ralentissement du marché de l'emploi, souhaité pour lutter contre l'inflation, et mener à un ralentissement des hausses de taux par la Réserve fédérale américaine. Celle-ci a opéré, mercredi, le sixième relèvement de son taux directeur, désormais situé entre 3,75 et 4,00%.

 

Ce n'est pourtant pas ce que le président de la Fed, Jerome Powell, a laissé entendre. Lors de sa conférence de presse, il a prévenu qu'il faudrait « du temps » avant que les hausses de taux d'intérêt ne ralentissent l'inflation et que cela passerait sans doute par un ralentissement de l'économie. Les responsables de l'institution ont, eux aussi, dit anticiper « que de nouvelles hausses des taux seront appropriées ».

 

Avec AFP

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