Il y a de cela une dizaine d’années, l’effectif dans les salles de classe variait entre 60 et 70 élèves. Seul le directeur du lycée avait le dernier mot quant à l’admission ou pas d’un élève. Généralement, il y avait un concours d’admission. Les suppléants avaient un niveau plus ou moins acceptable et pouvaient dispenser des cours en l’absence d’un enseignant. Des stocks de livres de cahiers, d’uniformes étaient fournis par le ministère. Le compte en banque des lycées était sous surveillance. Le travail d’inspection était fréquent. Des représentants du ministère visitaient les lieux. Les professeurs nommés étaient issus tout d’abord de le l’École Normale Supérieure ensuite d’autres centres d’enseignement de diverses entités universitaires. Au moins un plat chaud par jour était prévu pour les élèves.
De nos jours, alors que la situation dans nos lycées était loin bonne, on assiste à un véritable sabotage des maigres acquis.
Il n’y a plus de formation continue dans le cadre du programme du nouveau secondaire. Dans le public, ce programme ne donne plus les résultats escomptés car les enseignants et les apprenants sont sans manuels. Comment peut-on enseigner les Arts plastiques, la musique, ou l’informatique sans matériels ? La plupart de ces lycées ne disposent ni d’ordinateurs, ni de caméras, ni d’instruments de musique ni ce qu’il faut pour la peinture. On comprend pourquoi les résultats aux examens officiels sont catastrophiques.
On signale une pratique de nominations d’un personnel absentéiste souvent sans formation préalable tandis que le personnel des lycées dans son ensemble est touché par le programme Biden. On a assisté aussi à la nomination de dits religieux proches du pouvoir politique, sans formation et sans projet pédagogique.
Chaque année, sans aucun état d’âme des responsables, des fournées d’élèves sont mis à la porte parce qu’ils n’ont pas réussi. Mais c’est aussi l’occasion pour profiter d’une autre fournée d’élèves à qui on va réclamer de l’argent en dehors du montant légale fixé. Ces nouveaux élèves sont admis sans aucune évaluation. Des élèves passent de classe en classe sans la moyenne requise et donc sans niveau.
