La Faculté de linguistique appliquée, 12 ans après le séisme du 12 janvier 2010

Le bâtiment de la Faculté de linguistique appliquée (FLA) de l'Université d'État d'Haïti est parmi les édifices publics effondrés lors du séisme du 12 janvier 2010 causant la mort d’un grand nombre d’étudiants et du doyen de l’époque, Pierre Vernet. 12 années après le séisme, la reconstruction du local n’est pas totale. L’abri provisoire, avec une durée de vie de seulement 10 ans, est encore en service. Une situation qui inquiète Herby Glaude, le vice-doyen à la recherche de ladite faculté.

Les séquelles du séisme dévastateur du 12 janvier 2010 sont encore bien visibles. Les décombres, les vieilles constructions fissurées par les différentes secousses, les abris provisoires et les morts qui traversent les mémoires font partie de la réalité haïtienne, 12 années après.

 

« À la Faculté de linguistique appliquée, durant les années passées pour commémorer la date du 12 janvier, nous avions l'habitude d'organiser des séances de réflexion, des ateliers de travail avec les étudiants. Vu la réalité du pays; cette année, l'espace est ouvert et nous recevons des parents qui veulent rendre un hommage à leurs enfants qui étaient morts dans l'espace durant le séisme », a expliqué le vice-doyen à la recherche de la faculté.

 

Cependant, malgré les divers dégâts matériels et humains qu'a connus l'espace, les autorités du pays n'ont pas encore réalisé d’efforts pour donner à la Faculté de linguistique appliquée un espace parasismique fiable, pouvant permettre aux étudiants et au personnel de fonctionner calmement surtout par rapport à la vulnérabilité du pays face aux diverses catastrophes naturelles. 

 

« À la Faculté de linguistique, il y a actuellement une partie du bâtiment qui a été construit. C'est avec les frais de la faculté et avec le support de l'Université d'État d'Haïti que nous sommes arrivés à mettre sur place cette infrastructure où nous dispensons les cours. Pour la construction de l'intégralité du local, nous avons entrepris plusieurs démarches auprès de quelques partenaires et vers les autorités de l'État. Jusqu'à date, aucune réponse n'a été donnée pour la construction. Il ya une autre partie du bâtiment qui est un abri provisoire qui a été créé pour une durée de dix années, c'est dans cette espace qui devait être reconstruite que fonctionnent nos services », a souligné M. Glaude.

 

Parallèlement, il ne s'agit pas seulement de l'espace de la Faculté linguistique appliquée. Une grande partie du local de la Faculté de droit et des sciences économiques de Port-au-Prince,  de l'École normale supérieure et tant d'autres, fonctionnent encore sous des abris provisoires. Une situation qui, selon plusieurs, en dit long sur le projet de reconstruction du pays, douze années après le séisme du 12 janvier 2010.

 

Oberde Charles

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