Des responsables de plusieurs syndicats de transport comme l’Association nationale des propriétaires et chauffeurs d’Haïti (APCH), la Brigade syndicale anticorruption (BSAC) ont annoncé un mouvement de 3 journées de grève dans l’objectif de demander aux autorités de réviser à la baisse le prix des produits pétroliers. Du 31 juillet au 2 août, les syndicalistes prévoient de lancer une grève générale afin de protester contre la décision prise par les dirigeants concernant la baisse du prix du carburant.
Lors d'une conférence de presse ce 25 juillet, plusieurs responsables des syndicats de transport se sont mis d'accord pour lancer une grève nationale afin d'exiger au gouvernement en place de diminuer le coût du carburant à 40% et ensuite prendre des mesures pour garantir la sécurité de chaque citoyen. Le responsable de la structure syndicale de transport terrestre dénommée «FOSHA» Jacques Anderson Desroches a sévèrement critiqué les dirigeants qui ne font qu'empirer la situation du peuple haïtien. Plus loin, le syndicaliste a fait savoir que ce mouvement sera profitable à la population qui est livrée à elle-même depuis belle lurette.
« Nous sommes incapables de fonctionner, à quoi bon de rester les bras croisés et assister à la dégradation de nos conditions de vie ? Ça doit être stoppé, nos dirigeants ont conscience de la situation, cependant ils ne font que regarder sans rien apporter comme solution», a poursuivi le responsable.
Pour sa part, le syndicaliste Rémy Sanozier s'est dit déjà désolé des conséquences de ce mouvement de grève qui pourraient handicaper le bon déroulement des épreuves officielles qui se tiendront du 31 juillet au 3 aout, date a laquelle la grève est programmée.
De son côté, le responsable de la Brigade syndicale anticorruption (BSAC), Sonson Dumé a invité la population à prendre part aux activités qu'ils vont lancer en vue de leur permettre de souffler un peu. Ensuite, il a précisé que ce mouvement sera réalisé en toute sécurité sans infiltration des personnes mal intentionnées qui ont voulu contrecarrer les mouvements populaires.
Pour sa part, le syndicaliste Marcelin Jean Philippe se désole du fait que les instances concernées n’aient pas fixé les prix des différents circuits. Il a profité de l’occasion pour exiger des mesures concrètes pour restaurer un environnement sécuritaire sur le territoire.
Veron Arnault
