Le comité exécutif du site Club International de Frères ainsi que des déplacés du quartier de Pernier, Torcel, Grojean, Fatima expriment leurs préoccupations face aux menaces qu'ils sont en train de subir de la part du propriétaire dudit local qui exige la libération de cet espace dans un bref délai. À cet effet, ils lancent un appel aux autorités compétentes afin de prendre les dispositions nécessaires pour faire face à cette situation.
Yvnel Louis, le président du site, a fait savoir que depuis environ deux années, ces citoyens ont été expulsés de leur zone sous la terreur des gangs armés opérant dans ces localités. Ils se réfugiaient avant dans les locaux d’Haïtel. Une fois de plus, des bandits les ont chassés. Ils ont été contraints de se réfugier dans cet espace qui est pourtant un espace privé qu’ils n’auraient pas dû violer. Cependant, la situation d’insécurité les a forcés dans le but de protéger leur vie.
Par ailleurs, il a déclaré que le titulaire du club, dès leur arrivée, a demandé de quitter les lieux. Face à cette situation, ils ont entrepris des mouvements de protestation afin d’attirer l’attention des autorités sur leur sort. Malgré les pourparlers et les promesses formulées par le gouvernement, aucune mesure concrète n’a été prise.
« Maintenant, le chef du club nous a donné jusqu'à 27 avril de ce mois pour nous expulser de son local dans le but de mener ses activités. Nous, en tant que responsables, nous avons contacté plusieurs instances concernées, mais aucune réponse. Dans cette condition, nous sommes obligés de lever nos voix pour faire passer nos revendications », a précisé le président du camp.
Parallèlement, ces déplacés accusent les responsables politiques de privilégier leurs intérêts personnels au détriment du bien-être collectif. Ils préviennent qu’en cas de silence dans ce dossier du chef du gouvernement, ils exigeront son retrtait, s’il prouve son incapacité à apporter des solutions aux problèmes du pays.
D’autre part, les personnes déplacées dénoncent les conditions inhumaines qu'elles vivent sur le site. Elles déclarent être confrontées à une insécurité alimentaire, vivre dans une extrême précarité et subir les effets des pluies quotidiennes qui aggravent davantage leur situation. Elles affirment ne bénéficier d’aucune assistance de la part des autorités étatiques.
Les occupants du site appellent l’État à rétablir la sécurité dans leurs zones d’origine afin de faciliter leur retour. Ils préviennent qu’en l’absence de mesures concrètes, ils engageront des actions de mobilisation pour contraindre les autorités à intervenir.
Ils rappellent également la promesse d’un accompagnement financier de la part du gouvernement, tout en soulignant que, face à la hausse du coût de la vie, cette aide demeure insuffisante pour couvrir les frais de logement. Ils réaffirment que le rétablissement de la sécurité constitue la solution prioritaire.
Yasmine Snon
