Ce jeudi 17 juillet 2025 marque le dernier jour des examens officiels du baccalauréat, organisés à travers l’ensemble du territoire national. Au centre Esaïe Victor, 208 candidats ont pris part aux épreuves.
L’un des responsables du centre d’examen, M. Piervil Elfranc, a dressé un bilan globalement satisfaisant du déroulement de la session. Il a indiqué que les examens se sont déroulés dans de bonnes conditions tout au long de la semaine.
Dix salles d’examen ont été aménagées pour accueillir les candidats, chacune comptant 22 élèves inscrits. Toutefois, les responsables ont enregistré 12 absences au cours des différentes épreuves, une situation attribuée en partie au climat d’insécurité qui règne dans plusieurs quartiers de la capitale et de ses environs.
En effet, les candidats évalués dans ce centre proviennent du centre-ville de Port-au-Prince, notamment de zones à forte instabilité comme Tibwa, Grand-Ravine, Martissant et Fontamara. Ces élèves auraient normalement dû composer dans un centre situé en plein cœur de la capitale, mais pour des raisons de sécurité, les autorités ont décidé de les réorienter vers des sites plus accessibles et sécurisés.
Face à ces réalités, M. Piervil estime que l’État aurait dû envisager l’organisation de deux séries d’examens, afin de tenir compte des élèves n’ayant pas pu compléter l’année scolaire. « Certains se sont plaints que les examens portaient sur l’ensemble du programme, alors que nous savons pertinemment que certaines écoles n’ont fonctionné que durant deux mois », a-t-il souligné.
Par ailleurs, le responsable a mentionné quelques difficultés liées à l’usage des téléphones portables par certains candidats, un problème que les autorités éducatives avaient déjà anticipé. Ces incidents ont néanmoins été rapidement maîtrisés. « Certains dissimulent leurs téléphones dans les semelles de leurs chaussures ; d’autres parviennent même à les cacher sous leurs jupes. Et nous avons nos limites : nous ne pouvons en aucun cas fouiller les parties intimes des jeunes filles », a-t-il précisé.
Enfin, M. Piervil a lancé un appel à l’État haïtien, l’invitant à assumer ses responsabilités plus tôt, notamment en ce qui concerne la validation des fiches d’examen, afin d’éviter les improvisations de dernière minute et de garantir une meilleure organisation pour les prochaines sessions.
Sorah Schamma Joseph
