Le Centre d’analyse et de recherches en droits humains (CARDH) a mis fin, ce mardi 2 septembre 2025, aux huit séances de conférences de la première série de la table sectorielle sur la sécurité, qui avait débuté le 17 décembre 2024 et pris fin le 28 août 2025. Dans le document final, le CARDH formule un ensemble de recommandations à l’intention des membres du Conseil présidentiel de transition, du gouvernement et des forces sécuritaires du pays.
Cette cérémonie s’est tenue avec la participation du représentant de la société civile au Conseil présidentiel de transition, Dr Frinel Joseph, du représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme (HCDH), ainsi que de plus d’une vingtaine d’organisations de défense des droits humains.
Le directeur exécutif du Centre d’analyse et de recherches en droits humains (CARDH) n’a pas caché sa satisfaction et en a profité pour remercier publiquement les forces de l’ordre pour leur apport technique et pratique dans l’élaboration de ce document. Comme dans toutes les sessions, l’événement a aussi rassemblé plusieurs représentants de la société civile et du secteur judiciaire.
Dans son intervention, Me Gédéon Jean a souligné l’importance et l’urgence de renforcer les capacités des forces de sécurité haïtiennes et de la Mission multinationale, conditions sine qua non pour restaurer un climat de paix et organiser des élections dans le pays.
En effet, les recommandations insérées dans ce document traitent de plusieurs actions à mener pour y parvenir, dont le décret de l’état d’urgence en donnant aux forces de l’ordre toute la latitude nécessaire dans leurs interventions, ainsi que l’élaboration d’un plan clair fournissant aux militaires et aux policiers les moyens de mener des opérations robustes. Ce document de restitution de la table sectorielle sur la sécurité est donc proposé et remis à l’opinion publique et aux autorités.
Enfin, M. Sancho Coutinho, du BINUH, a salué le travail effectué par le CARDH, qui selon lui doit permettre aux concernés de s’aligner d’un commun accord afin de trouver, dans les meilleurs délais, une solution définitive et de mettre fin une fois pour toutes à ce problème de gangstérisation dans le pays.
Gérard H. Résil
