Les étudiants de l’École Normale Supérieure (ENS) ont exprimé, ce mercredi 18 mars, leur position sur la situation actuelle ainsi que leurs revendications relatives à l’accord ENS-MENFP.
Jean Deny Vieury, étudiante en deuxième année de Sciences sociales à l’ENS, a rappelé que cette institution a été créée le 28 juillet 1947 dans le but de former des enseignants, tant pour la recherche que pour l’enseignement aux niveaux fondamental et secondaire.
Par ailleurs, elle a fait savoir qu’en 2013, un accord a été signé entre le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Vanneur Pierre, et le directeur académique de l’ENS, Bérard Cénatus. Cet accord garantissait aux étudiants de l’ENS des stages ainsi que leur nomination après leurs études. En effet, cette mesure visait à répondre aux graves difficultés qui affectaient les écoles publiques après le séisme du 12 janvier 2010, notamment dans les lycées où les élèves manquaient souvent d’enseignants. De plus, le nombre de professeurs disponibles pour dispenser des cours dans les écoles publiques restait insuffisant, tandis que beaucoup d’entre eux n’étaient pas recyclés ou mis à jour.
Cependant, la semaine dernière, les normaliens ont investi les rues pour protester contre la volonté de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Antoine Augustin, de mettre fin à l’accord de 2013. Selon eux, il s’agit d’une décision irréfléchie et irresponsable, d’autant plus que les problèmes ayant motivé la signature de cet accord persistent encore aujourd’hui.
En outre, ils ont rappelé au ministre ainsi qu’à la population que, depuis 2023, 341 normaliens attendent toujours l’application effective de cet accord qui leur garantit stages et nominations.
« Si le ministre Vijonet Déméro affirme maintenir l’accord de 2013, il doit commencer sans délai à accorder des stages et des nominations aux normaliens, conformément aux dispositions prévues, et envisager également la situation des étudiants qui termineront leurs études cette année. Il n’y a pas d’école sans normaliens. Tous les jeunes ne choisissent pas de prendre les armes. Les élèves des écoles publiques ont les mêmes droits à l’éducation que ceux des écoles privées. Nous demandons au ministre Démero d’appliquer l’accord de 2013 dans les plus brefs délais, faute de quoi nous reprendrons les mobilisations dans les jours à venir », ont conclu les étudiants de l'ENS.
