Le Comité interministériel d’aménagement du territoire et le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales ont organisé la 8e édition du « Jeudi des territoires » autour du thème « Quelles sont les possibilités de régénération des espaces ruraux haïtiens ? ».
Paul André, président de la Fédération nationale des CASEC d’Haïti (FENACAH), a expliqué que cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à réfléchir au développement des sections communales.
Il en a profité pour mettre en lumière les nombreuses difficultés auxquelles est confronté le système rural, notamment les problèmes liés aux limites territoriales.
Il a également précisé que plusieurs ateliers ont déjà été organisés sur des thématiques comme l’agriculture, dans le Grand Sud et le Grand Nord du pays. Ces activités visent à sensibiliser les populations vivant dans les sections communales à l’adoption de pratiques agricoles plus efficaces, afin d’améliorer la productivité des terres. L’objectif est aussi de favoriser le maintien des jeunes et des paysans dans leurs localités en leur offrant des perspectives de travail.
Au cours de cette activité, divers professionnels sont intervenus sur plusieurs sujets liés aux territoires ruraux.
Jean Laurent Lhérisson, urbaniste, a centré son intervention sur l’aménagement du territoire et la recomposition des espaces ruraux, en développant des points tels que : le secteur rural face aux défis des outils de planification territoriale ;
des réflexions sur l’adaptation du PCD aux réalités rurales haïtiennes.
Eddy Lubin, archéologue et ancien ministre de la Culture et de la Communication, a pour sa part traité le thème : Patrimoine, identité et valorisation des territoires ruraux. Il a structuré sa présentation autour des axes suivants : la régénération territoriale et le patrimoine, le diagnostic des causes profondes de la dégradation du patrimoine matériel et immatériel, la rupture entre le monde rural et le milieu urbain.
Le président de la Fédération nationale des CASEC d’Haïti (FENACAH), quant à lui, a également abordé les réalités du terrain, notamment les défis et opportunités des sections communales, des expériences concrètes, les difficultés des CASEC, les attentes vis-à-vis de l’État.
Sorah Schamma Joseph
