Le Groupe d’Appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) se dit préoccupé par la question de déportation massive  des migrants haïtiens ou 68 223 ont été rapatriés en dépit de l’accord signé entre les 2 pays. Le GARR appelle les autorités haïtiennes à trouver des mécanismes pour que tous migrants-es en situation migratoire irrégulière puissent  rentrer au pays en toute dignité.
Le GARR continue d’alerter sur la détresse des haïtiens rapatriés de la République Dominicaine. En dépit des protestations de l’ONU, les discours anti-migrants de la République Dominicaine se poursuivent contre les Haïtiens, y compris contre des femmes enceintes ou allaitantes. Amnesty international dénonce les conditions inhumaines dans lesquelles des milliers d’Haïtiens, y compris des enfants dans l’incapacité de faire valoir leurs droits, sont expulsés de la République Dominicaine. Pour les premiers mois de l’année 2026, le GARR alerte sur les 68.223 cas de déportation de la République Dominicaine vers Haïti. Un chiffre qui dépasse largement la quantité de migrants qui ont dû quitter le pays voisin pour la même période. Stenley Doriscar dénonce les conditions de ses compatriotes qui subissent toutes sortes de violence sur le chemin du retour.
La nette augmentation du nombre de personnes très vulnérables, notamment des femmes, des enfants et des nouveau-nés déportés de force vers Haïti est particulièrement inquiétante. Le GARR dit recevoir seulement pour le mois de mars dernier, 8384 personnes déportées de la République dominicaine à Ouanaminthe, 7844 à Belladère et 3139 à Malpasse.
Le GARR considère que la République dominicaine contrevient à tous les accords internationaux qu’elle a signés et ne respecte pas les droits élémentaires des migrants, particulièrement les migrants haitiens. Tout en misant sur l’urgente nécessité de lancer des campagnes de sensibilisation sur le danger de la migration irrégulière, le GARR croit qu’il est du devoir des autorités haïtiennes de pencher rapidement sur ce dossier.
Gerard H. Resil
