Le leader du parti politique UNIR, Clarens Renois, affirme être « tout à fait d’accord » avec la décision du Conseil Électoral Provisoire (CEP) d’exiger un minimum de 30 000 membres pour l’inscription des candidats aux prochaines élections. Interrogé par téléphone, il estime que cette mesure peut contribuer à réduire l’opportunisme politique et à encourager une meilleure structuration des partis.
Selon le leader du parti politique UNIR Clarens Renois, la lutte contre la transhumance politique ces élus qui changent de camp au gré du pouvoir passe par un renforcement de l’attachement idéologique et par des contraintes administratives plus strictes. Le seuil imposé par le CEP, explique-t-il, pourrait inciter les petites formations à se regrouper afin de constituer des blocs politiques plus solides et moins vulnérables aux départs opportunistes.
De plus, le dirigeant du parti UNIR considère également que des mesures complémentaires, telles que l’imposition de frais d’inscription élevés ou une meilleure vérification des listes de membres, seraient nécessaires pour décourager les candidatures de circonstance et limiter la fraude. « Les partis doivent rester actifs et animés en permanence, pas seulement en période électorale », insiste-t-il, soulignant l’importance d’une communication continue pour fidéliser les adhérents.
Toutefois, cette exigence de 30 000 membres reste controversée. Plusieurs acteurs politiques dénoncent son absence de base légale, son caractère irréaliste dans le contexte haïtien et le risque d’encourager des listes fictives.
Avec 282 partis politiques agréés, beaucoup plus d’un jugent anormal de modifier les règles d’inscription alors que ces organisations sont déjà reconnues par la loi. Selon des informations, des signataires du Pacte national auraient opposés à cette décision prise par le CEP afin de bloquer l’adoption du décret électoral et du budget correspondant.
Malgré ces critiques, Clarens Renois défend la décision du CEP comme une étape vers la rationalisation du paysage politique. Pour lui, la réduction du nombre de partis et la consolidation des regroupements sont indispensables afin de restaurer une vie démocratique plus stable et crédible dans l’intérêt du pays.
Likenton Joseph
