Haïti a retenu le deuxième dimanche du mois de juin comme jour consacré à l’enfant depuis 1960. Une date importante dans la lutte pour le respect des droits de l’enfant, lesquels droits sont souvent foulés aux pieds.
Cette année encore, l’Institut du Bien Être Social et de Recherche, et le GARR ont, à travers la réalisation de leurs activités respectives, donné un signal fort sur la nécessité et l’urgence d’accompagner les enfants dans un contexte particulièrement difficile.
Le Groupe d’appui aux rapatriés et refugiés GARR a donc organisé une journée commémorative d’activités réunissant un groupe de 50 enfants issus de quelques sites dont l’OPC, le KID, et la République de Colombie.
La journée s'est tenue dans les locaux du GARR à Bourdon dans une ambiance fraternelle entre les enfants participants et l’équipe du GARR. Une journée riche en activités ludique et récréative a permis aux mineurs d’exhiber leurs talents à travers les chants, danses, chorégraphies, sketchs.
Le responsable de communication du GARR, Stenley O. Doriscar, a expliqué l’idée de l’initiative dont l’objectif était de marquer la journée dans un premier temps avec des enfants déplacés de quelques sites a Bourdon , mais aussi de tirer la sonnette d’alarme sur les milliers d’enfants qui continuent de subir des actes de viol et de violences a l’intérieur de ses sites.
Parallèlement, une activité a été aussi organisée par l’IBESHR, à l'hôtel OASIS ou les responsables à travers leurs discours mis l’emphase sur la protection des enfants dans les sites des déplacés et le respect de leurs droits.
Les droits des enfants sont violés au quotidien dans ces camps de fortune où vivent des milliers de déplacés dans des conditions infra humaines. « Les enfants des sites des déplacés doivent sortir de cette situation difficile qui tous les jours fait face à des violences de tout genre », a martelé la directrice generale de l’IBESR, Arielle Jeanty Villedrouin.
GERARD H. RESIL
