Le ministère de l'Economie et des finances, et le conseil consultatif chargé de la régulation des prix des produits pétroliers, ont décidé de procéder à un nouvel ajustement des prix des carburants sur le marché local. Dans une circulaire référencée 25/26-003, les autorités annoncent une baisse des prix du kérosène et du diesel, tandis que celui de l’essence reste inchangé.
Le prix du gallon de diesel connaît une légère diminution, passant de 825 à 790 gourdes, soit une baisse de 35 gourdes. De son côté, le gallon de kérosène enregistre également une réduction significative : il est désormais fixé à 785 gourdes, contre 845 gourdes auparavant, ce qui représente une baisse de 60 gourdes. En revanche, le prix de la gazoline reste inchangé. Le gallon demeure fixé à 700 gourdes.
Les responsables précisent que ces nouveaux tarifs entreront en vigueur à partir du lundi 15 juin 2026, et seront appliqués directement dans toutes les stations-service du pays.
Par ailleurs, cette décision intervient dans un contexte où le gouvernement promet d'alléger le fardeau économique des citoyens, notamment dans une période marquée par une hausse du coût de la vie et une insécurité persistante affectant les activités économiques. Ainsi, la baisse du prix du kérosène, largement utilisé par de nombreux ménages pour la cuisson et l’éclairage, pourrait ainsi apporter un certain soulagement aux foyers les plus vulnérables.
Parallèlement, la diminution du prix du diesel pourrait avoir des répercussions sur le transport public et certains secteurs de production, notamment l’agriculture et le transport de marchandises, bien que des interrogations subsistent quant à la répercussion réelle de ces mesures sur les prix des services et des biens sur le marché.
Il s’agit de la deuxième révision des prix des produits pétroliers en peu de temps, une démarche qui semble s’inscrire dans une logique d’adaptation aux fluctuations des prix sur le marché international, particulièrement aux retombées des attaques américaines sur l'Iran qui a entraîné un dysfonctionnement du détroit d'Ormuz, qui est responsable à lui seul de plus de 20% de l'embarcation du pétrole mondiale.
En effet, tout reste à savoir dans quelle mesure ces nouvelles dispositions seront effectivement appliquées sur le terrain et si elles auront un impact réel sur les conditions de vie de la population, qui continue de faire face à d’importantes difficultés économiques au quotidien, où plus de 5 millions de personnes font face à une crise alimentaire aigu.
