Lancée à l’hôtel Kinam, dans la commune de Pétion-Ville, le 01 Juin dernier,  ce concours visait les élèves des établissements scolaires de la région métropolitaine de Port-au-Prince avec pour objectif de  les sensibiliser au civisme environnemental et surtout à un changement de comportement par rapport aux aléas climatiques. La finale s’est donc tenue ce Vendredi où tout a commencé à l’hôtel Kinam de Pétion-ville, mettant auX prises deux écoles finalistes à savoir l’institution la sainte famille, et l’École nationale Lélia Lherisson qui a vu le sacre de cette dernière. Â
Autour du thème : « Aji kounye a pou chanje demen » et avec pour slogan : « Brase konesans pou yon lòt anviwònman an Ayiti », plusieurs écoles de la capitale ont concouru pour arriver à cette grande finale. « C’est avec un grand plaisir et un sentiment de satisfaction que le Ministère de l’Environnement et le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle clôture la quatrième édition du concours Éco-Génie, organisé à l’intention de la communauté estudiantine », a déclaré le titulaire du MdE, Valery Fils –Aimé. Ce tournoi intellectuel s’est tenu sur quatre semaines soit du 29 mai au 15 juin 2026.
Face à la décadence de la crise environnementale en Haïti, marquée par les changements climatiques, l’érosion, M. Fils-Aimé a estimé urgent et nécessaire de renforcer l’éducation environnementale afin de sensibiliser à un changement durable des comportements, à commencer dans les écoles, d’où l’organisation de ce concours .
Dans cette perspective, le MdE, en partenariat avec le MENFP et l’UNESCO, a salué le courage de toutes les écoles participantes en les rappelant que ce concours est plus qu’un concours , mais un véritable processus éducatif orienté vers un objectif de développement réel, poussant les élèves à travers les recherches à comprendre les enjeux liés à la protection de l’environnement et à la gestion durable des ressources naturelles à travers cette édition.
Il a aussi affirmé que cette initiative traduit la volonté du Gouvernement de la République de faire de l’éducation environnementale « un pilier stratégique de transformation citoyenne, de résilience communautaire et de développement durable ». Selon lui, le concours Éco-Génie est en étroite adéquation avec les efforts de l’État visant à former « une nouvelle génération d’éco-citoyens responsables, conscients des enjeux environnementaux et capables d’agir concrètement pour la gestion de ce territoire qui est le nôtre ».
De son côté, le numéro 1 de l’UNESCO en Haïti, Eric Volibi , estime que la tenue de la quatrième édition constitue un pas important dans la nouvelle Haïti que nous espérons tous. « Dans un contexte où le pays fait face a de nombreuses difficultés d’ordre politique mais aussi environnemental, l’organisation du concours Eco-Génie représente une volonté réelle d’agir afin de changer la donne et sensibiliser la jeunesse », a-t-il fait comprendre.
Un tableau particulièrement préoccupant de la situation environnementale du pays, marquée notamment par de fortes vulnérabilités climatiques et écologiques. Il a souligné l’importance du concours pour aider les écoliers à comprendre qu’ils sont eux-mêmes « des acteurs du changement ».
Gerard H. Resil
