À Montréal, — la problématique de l’éducation a occupé une place centrale lors de Journées Internationales de la Diaspora Haïtienne (JIDH 2026)l. Cette rencontre a réuni, durant trois jours, des représentants des secteurs public et privé ainsi que des membres de la diaspora autour de défis et perspectives du système éducatif haïtien.
Selon les informations recueillies par la rédaction de Le National, le Fonds National de l’Éducation (FNE), partenaire principal de l’événement, a marqué sa participation par une série d’interventions axées sur la nécessité d’une mobilisation structurée de la diaspora.
Conduite par son Directeur général, M. Élysé Colagène, la délégation du FNE a défendu une approche stratégique visant à repositionner l’éducation comme pilier fondamental du processus de refondation nationale.
« Il ne s’agit pas uniquement de solliciter un appui financier, mais de promouvoir une intégration effective des compétences et de l’expertise de la diaspora dans le système éducatif haïtien », a fait valoir le responsable.
Dans cette dynamique, le numéro un de FNE préconise « une meilleure organisation de contributions de la diaspora, afin d’en accroître l’efficacité et d’éviter la dispersion des initiatives ».
« La structuration des apports constitue une condition essentielle pour garantir des résultats mesurables et durables », a insisté le DG Élysé Colagène.
Les échanges ont notamment porté sur des thématiques liées à la formation des ressources humaines, à l’intégration des technologies éducatives et aux mécanismes de transfert de compétences. Le DG de FNE a, à cet égard, souligné l’importance de mettre en place des dispositifs de gestion rigoureux, transparents et performants.
En parallèle, la délégation a engagé plusieurs discussions avec des partenaires stratégiques, ouvrant la voie à d’éventuelles collaborations dans les domaines de l’innovation éducative et du renforcement institutionnel.
À l’issue de ces assises, les participants ont convenu qu’aucune transformation durable d’Haïti ne saurait être envisagée sans un investissement soutenu dans le secteur éducatif. L’appel lancé à la diaspora s’inscrit ainsi dans une logique de coresponsabilité.
« L’engagement de la diaspora doit s’inscrire à la fois sur les plans financier, intellectuel et technique », a conclu le Directeur général de FNE, M. Colagène.
Dans un contexte marqué par des exigences accrues en matière de transparence et de gouvernance, cette orientation pourrait contribuer à redéfinir les modalités de collaboration entre l’État haïtien et sa diaspora, au bénéfice du système éducatif national.
