Six mois après la distribution de semences vivrières dans le cadre du Projet d’urgence d’Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire (PARSA), les premiers résultats observés sur le terrain témoignent de l’impact positif de cette initiative mise en œuvre par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ( FAO) en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) et plusieurs acteurs locaux.
En février 2026, quelque 600 bénéficiaires, dont 250 dans la localité de Mandou, 4e section de la commune d’Anse-d’Hainault, et 350 dans la Plaine, 3e section de la commune des Baradères, avaient reçu des semences d’igname, de maïs et de haricot. Cette intervention mise en place par la FAO visait à renforcer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations rurales des départements des Nippes et de la Grand’Anse.
Lors de cette première intervention, le coordonnateur de la FAO pour le Grand Sud, Armel Zounon, avait insisté sur l’importance de mettre en terre les semences distribuées et de ne pas les vendre, soulignant que la réussite de l’initiative dépendait largement de l’engagement des bénéficiaires. Les agriculteurs avaient alors accueilli favorablement cette assistance, la considérant comme une véritable opportunité pour relancer leurs activités agricoles.
Aujourd’hui, ces bénéficiaires confirment que cette confiance n’était pas vaine. Dans la localité de Plaisimond, commune de L’Asile, Charles Bernadin affirme que le programme a considérablement allégé les dépenses liées à la préparation et à l’exploitation de ses terres. Il se réjouit particulièrement de la qualité des semences reçues, notamment celles du maïs qu’il qualifie d’exceptionnelles. Selon lui, les cultures sont en pleine évolution et certaines récoltes ont déjà permis d’alimenter sa famille tout en générant des revenus grâce à la vente des produits sur les marchés locaux.
Cet agriculteur souligne également avoir bénéficié de 114 plants de bananiers dans le cadre du volet maraîcher du projet. Satisfait des résultats obtenus, il félicite la FAO et ses partenaires pour leur soutien aux agriculteurs tout en plaidant pour un accompagnement renforcé dans la préparation des sols et un appui financier destiné à couvrir les coûts de la main-d’œuvre.
À Mandou, dans la commune d’Anse-d’Hainault, Pierre Brunel figure parmi les bénéficiaires les plus enthousiastes. Il met particulièrement en avant la performance de la culture du haricot. Selon ses déclarations, les quatre mesures de semences qu’il a plantées lui ont permis d’obtenir une récolte de vingt-deux marmites, un résultat qu’il considère comme très satisfaisant.
L’agronome Anès Renfort, responsable du projet au sein du MARNDR, avait alors indiqué que les premières récoltes seraient disponibles entre trois et dix mois après les semis, selon les cultures. Les résultats observés aujourd’hui démontrent que les objectifs du programme commencent à se concrétiser sur le terrain.
Selon les propos de Monsieur ZOUNON, au-delà de la distribution de semences, le projet PARSA poursuit son accompagnement à travers l’encadrement technique des producteurs, la mise en place de jardins scolaires et le renforcement des moyens d’existence des ménages ruraux grâce à des activités d’élevage caprin.
À travers cette initiative, la FAO et ses partenaires contribuent non seulement à renforcer la production agricole locale, mais aussi à améliorer durablement les conditions de vie des familles rurales. Les résultats enregistrés dans les Nippes et la Grand’Anse illustrent l’importance de ce type d’intervention dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et dans le renforcement de la résilience des communautés agricoles haïtiennes.
Frantzou Laguerre
