Comment un pays qui a été le premier à vaincre un pays esclavagiste disposant à l’époque de la plus forte armée du monde, le premier à dire non avec succès au système colonialiste peut tomber aussi bas avec des dirigeants et une classe politique domestiquée par ces mêmes étrangers qui nous mettaient la chaîne au pied il fut un temps ? Pire encore, en occident, beaucoup de nostalgiques grincent les dents avec la montée en force d’une jeune génération africaine désireuse d’en finir avec le pillage de leurs ressources, contrairement à une génération chez nous d’abolotyo qui font la révérence aux valeurs nauséabondes du Nord dans le seul et unique but de satisfaire leurs besoins les plus vils.
Toute une classe politique, toute une classe de délinquants n’attendent que la décision du Blanc en toute chose. La question de la sécurité, la question des élections, etc. Jan an Blan vle l lan. Quel est l’intérêt de l’étranger dans sa volonté manifeste de maintenir le chaos dans le pays ? Il est difficile de répondre à cette question. À moins de tomber dans les théories complotistes – il y a parfois du vrai dans certaines élucubrations - comme quoi notre pays disposerait d’immenses ressources cachées, il ne reste que la volonté malsaine de nos prétendus amis étrangers de nous maintenir dans ce désastre qui se renouvelle au gré des transitions pour prouver mieux que Gobineau que nous sommes une race inférieure.
Le drame est que, jusqu’à présent, nous ne pouvons constituer aucune élite dirigeante capable de mettre le pays sur les rails de son rêve premier. La plupart des visages qui se présentent aujourd’hui à l’approche des élections – il n’est pas sûr qu’elles auront lieu avec la peur des ripailleurs en place d’être éjectés devant la mangeoire - sont tous des zombis politiques. Ils ont tous gardé le silence pendant que les gangs volaient, pillaient, violaient, incendiaient, tuaient. Ils ont gardé le silence parce qu’ils ont été formatés pour penser que, derrière tout ce qui se passe, il y a la main du Blanc et qu’il serait impensable de le contrarier.
Déplaire au Blanc, la plus grande faute politique ! Et puis ils osent parler des héros de 1804 !
L’os du poisson n’est pas le seul écrasé dans le bouillon de la délinquance, de la traitrise et de la médiocrité. Dans ce bouillon, tout est dissous, politiciens, gangsters, cocaïnomanes, pervers sexuels, contrebandiers, religieux, éducateurs, médecins… Une société pourrie jusqu’à la moelle, mais que de toute manière il faut régénérer. Une balle lancée aveuglément contre un mur doit forcément rebondir. Et quand il rebondit, il fait énormément de dégâts ou de nettoyage. On n’est peut-être pas loin de l’autre mouvement de la balance.
Gary Victor
