Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a adressé ses sympathies au Président Donald Trump. Il s’est dit soulagé que le Président Trump s’en soit sorti indemne. Il a condamné l’agression et lui a assuré de tout son support.
C’est un exercice diplomatique qu’on peut comprendre. Mais un exercice dans le vide.
Ce que l’on constate surtout, c’est que le mépris pour la population si bien institutionnalisé par Ariel Henri a fait des émules comme quoi, dans le mal on peut se plaire, se perfectionner.
Où sont les sympathies adressées aux victimes de Seguin, aux victimes de l’Artibonite ?
Ce ne sont que de pauvres nègres haïtiens que nos dirigeants ont toujours ignorés et méprisés. On pense à eux au moment des élections et puis on les piétine allégrement. Ils ne sont qu’une chair à canon, une chair à utiliser, et souvent une nuisance tout simplement.
Quel mal y a-t-il à présenter ses sympathies à une population qui se fait massacrer par des bandits ?
Présenter ses sympathies à ce moment viole-t-il une règle inconnue ?
Craint-on de déplaire aux gangs et à leurs commanditaires ?
A-t-on des liens avec la délinquance qui oblige à garder le silence sur des atrocités ?
Notre monde va mal. Notre pays plus encore. On piétine toutes les valeurs. L’intelligence n’est plus au rendez-vous et seuls les valets, les domestiques de l’étranger ont désormais la voix au chapitre. Comme les nostalgiques du temps béni des colonies rêvent à une restauration de la servitude des Noirs, ils devront trouver en Haïti, le premier pays pourtant à briser les chaînes du colonialisme, des félons, des vers de terre pour aider à réécrire l’Histoire dans le sens de la servitude de la race noire.
C’est triste d’avoir aux commandes de tels énergumènes. C’est encore plus inquiétant qu’à l’approche des élections qui devront être de toute manière organisées, que se pressent comme des hyènes devant les restes des maîtres, une nuée de prétendants au fauteuil devenu maudit.
Quand aurons-nous une gouvernance intéressée aux intérêts de la communauté, de la Nation ? Cela nécessitera une lutte difficile, une lutte de tous les instants. Nos ennemis sont partout. Ils sont parfois nos frères, mais ils ne peuvent résister aux sollicitations des étrangers même si ces derniers les méprisent. Lorsque le cerveau se déplace vers le bas-ventre, on ne peut rien attendre d’autre de la part de tels individus.
Gary Victor
