Comment le cas Thémistocle Epaminondas Labasterre peut-il être encore de nos jours aussi actuel ?
Sauf que le Thémistocle de Frédéric Marcelin avait beaucoup plus de panache que les abolotyo qui courent nos ministères actuellement.
Ce Thémistocle était un imposteur, mais il n’était pas facile de le découvrir très vite. Un imposteur prêt même à prendre des risques pour faire croire aux autres qu’il croit aux discours qu’il tient, aux principes qu’il brandit.
Autre temps, autres mœurs. Aujourd’hui la précarité est le lot de tous les citoyens et la politique a toujours été le secteur où il est le plus facile de se tirer d’affaire. Pour se faire apprécier, il y a toujours la possibilité de se montrer le plus courtisan que possible, appuyer sans fard le pouvoir en face. Il y aussi l’autre moyen. L’opposition ! Clamer haut et fort qu’on est un défenseur du peuple et que ceux au pouvoir ne sont qu’un ramassis d’incompétents et de voleurs. Habituellement, le pouvoir, avant de sévir, préfère offrir une position alléchante. Il faut que l’abolotyo soit vraiment perçu comme une menace, une nuisance. L’abolotyo qui a l’intelligence de résister à la première offre peut faire monter les enchères. Si l’aboloyo n’est pas vu comme une menace, on le laisse s’égosiller dans les médias, se fatiguer dans les rues ou sur les fausses barricades.
Ce n’est pas seulement dans les zones proches du pouvoir qu’on retrouve les abolotyo. Les partis politiques sont pleins. Car ici, en général, on ne va pas dans un parti pour militer, pour défendre une idée, une vision. C’est vrai que tout parti politique a pour objectif la prise du pouvoir. Mais la prise du pouvoir pour appliquer des idées, pour faire aboutir un projet. Ici avec la prééminence des abolotyo partout, les projets ne sont qu’un leurre, une façade.
Parfois, l’appartenance à un parti n’est qu’un pont permettant de passer avec armes et bagages dans un gouvernement qu’on faisait semblant de combattre. Le plus grand problème qui se pose dans un parti politique chez nous, c’est la loyauté de ses membres, si la loyauté en politique ici à une signification. De toute manière, même la notion de parti politique chez nous devrait être questionnée.
Il faudra aussi que cesse cette plaisanterie de plus de 200 partis politiques.
Pour en revenir à nos abolotyo, ils sont tellement nuls qu’ils seraient une honte pour le Thémistocle de Marcelin. Mais en fin de compte, la même racaille, le même désastre,
Gary VICTOR
