L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche d’Égalité aux Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) tire la sonnette d’alarme face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire dans la Plaine du Cul-de-Sac. Depuis plus de 72 heures, des populations civiles y sont la cible d’attaques armées d’une extrême violence, dans un contexte marqué par l’absence de réponse des autorités et une aggravation préoccupante de la crise humanitaire.
Depuis plusieurs jours, la Plaine du Cul-de-Sac est le théâtre d’une offensive armée d’une rare intensité. Des quartiers entiers sont assiégés, plongeant les habitants dans une peur constante. La population civile, directement visée, subit de plein fouet les conséquences d’une instabilité chronique, tandis que le bilan humain et matériel demeure difficile à établir.
Face à la persistance des attaques, la responsabilité de l’État est de plus en plus mise en cause. L’inaction des autorités, malgré des alertes répétées, soulève de sérieuses interrogations. Pour l’ECCREDHH, cette passivité face à des attaques planifiées contre l’intégrité physique des citoyens s’apparente à une violation flagrante des obligations constitutionnelles de protection, et alimente les soupçons d’une défaillance structurelle grave.
Sur le terrain, la situation humanitaire est alarmante. Des centaines de familles vivent cloîtrées chez elles depuis plus de 36 heures, sans accès régulier à l’eau ni à la nourriture. La peur des violences empêche tout déplacement.
Parallèlement, de nombreux habitants tentent de fuir la zone pour échapper aux attaques.
La persistance de ces violences met en lumière l’impunité dont bénéficient les groupes armés. Leur renforcement est perçu comme la conséquence directe de l’incurie politique et de la gestion sécuritaire par des structures de transition déconnectées des réalités du terrain.
Face à l’urgence, l’ECCREDHH appelle à une intervention rapide, ferme et proportionnée des forces de l’ordre afin de reprendre le contrôle des zones affectées et de protéger les populations civiles.
L’organisation estime que la passivité des dirigeants actuels ne pourra être interprétée que comme une forme de tolérance, voire de validation implicite, des violences exercées contre les citoyens les plus vulnérables.
Sorah Schamma Joseph
