Le département du Sud-Est est inquiet depuis l’incursion des bandits dans la région de Seguin qui peut déboucher à la longue avec l’incompétence et la mauvaise foi déjà prouvées des gouvernements en place sur une menace directe sur les villes de la côte comme Marigot dont les activités portuaires peuvent attiser l’appétit des criminels.
On se rappelle que lors des attaques répétées contre Carrefour-Feuilles, le National avait signalé que la prise de cette circonscription stratégique ouvrait la route vers l’est de la ville, vers les hauteurs Kenscorf, Furcy puis Seguin et le Sud-Est. Personne ne nous avait écoutés.
S’il y a quelque chose qui est inquiétant, c’est la désinvolture de nos dirigeants, leur je m’enfoutisme dès qu’il s’agit de la sécurité dans les zones éloignées de la capitale. Nous avons été maintes fois étonnés en constatant comment les postes de police dans le Grand-Sud étaient sans surveillance, sans contrôle, comme si la menace d’une attaque par un groupe armé n’existait pas. Pourtant, la nation est en guerre. En guerre contre les gangs. Une guerre contre un ennemi qui a ses pions au plus haut niveau de l’État et des Forces dites de l’ordre. Un président latino-américain a émis une vérité en disant que, quand un État ne peut pas contre efficacement la délinquance, c’est que la délinquance s’est installée au cœur de cet État.
Les citoyens parlent souvent de livraison. Des policiers en poste, des personnes haut placées auraient livré des territoires, des villes aux gangs. Alix Didier Fils-Aimé qui n’a plus pour excuse d’avoir un boulet au pied avec neuf dirigeants supplémentaires, va-t-il préférer prendre la direction de la poubelle de l’histoire comme les autres avant lui ou va-t-il démontrer enfin une volonté d’arrêter la délinquance même quand les étrangers que nous connaissons feraient tout pour nourrir, pour accélérer le chaos ?
Il ne faut pas oublier. Les pays qui se disent nos amis et devant lesquels nos dirigeants s’agenouillent se sont abstenus de voter la résolution des Nations Unies condamnant l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Cela veut tout dire. Ces pays nostalgiques de l’époque esclavagiste, surtout avec la montée en force des jeunes leaders qui veulent la fin du pillage des ressources de leurs pays, vont tout faire pour que le chaos règne partout. Leur richesse s’est bâtie sur la délinquance. Haïti est donc en tête de liste des pays à détruire. C’est devenu encore plus facile à cause de nos dirigeants incompétents et médiocres, sans aucun lien avec leur pays, qui affichent un mépris total pour la population haïtienne.
Ce que cette association transnationale de criminels veut, c’est notre disparition pure et simple. Mais elle ne l’obtiendra pas.
Gary Victor
